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Le ministre Daoust défend son projet de loi sur l’industrie du taxi

Photo: TC Media – Colin Côté-Paulette

Le ministre des Transports Jacques Daoust n’en démord pas. Son projet de loi sur l’industrie du Taxi n’est pas rétrograde et il permettra à cette dernière de croitre dans le futur et même d’être «en avance» sur les autres.

De passage à Verdun vendredi pour y adresser un discours devant le Réseau affaires Verdun, l’élu de l’arrondissement ne s’est pas gêné pour répondre à ceux qui ont critiqué son projet de loi.

«Je ne peux pas encadrer plus l’innovation», a tranché Jacques Daoust en faisant référence aux 25 millions $ qui seront investis pour l’implantation de nouvelles technologies dans l’industrie.

Son projet de loi aura, selon plusieurs, la conséquence  de mettre des bâtons dans les roues pour la survie du transporteur Uber au Québec.

À ce sujet, le ministre a été catégorique. «Le problème avec Uber, c’est qu’ils ont un gros modèle et qu’ils disent, ça c’est pour toute la planète et adaptez-vous. C’est pas comme ça que ça fonctionne chez nous».

Avec  les 25 millions investis en 5 ans,  le Québec ne sera pas en retard sur les autres mais en avance, promet le député.

Finalement, quant à la possibilité de racheter les permis de taxi aux conducteurs afin d’ouvrir le marché à tous les concurrents, le politicien a souligné, chiffres à l’appui, qu’il en coûterait  1 milliard $. «Si j’avais 1 milliard $, je le mettrais dans l’éducation.»

Projet de loi
Le projet déposé par le ministre jeudi propose plusieurs mesures comme l’obligation d’offrir le paiement électronique aux usagers de taxi, la révision des tarifs, la révision des quotas ainsi qu’un renforcement des mesures dissuasives.

La ville de Montréal compte plus de 10 000 chauffeurs de taxi et un peu moins de la moitié d’eux sont propriétaires de permis de taxis régulier.

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