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Le Terminus de la gare Dorval ravagé par le vandalisme

Lévesque Caroline - TC Media
Quiconque transite au Terminus de la gare Dorval remarque les nombreux graffitis sur les abribus, la gare d’autobus et même l’intérieur de celle-ci. Le rond-point Dorval est un endroit stratégique dans l’Ouest-de-l’Île, plus particulièrement surveillé par des patrouilleurs de jour, et qui devient complètement désert une fois le soir venu.

La Cité de Dorval détient la responsabilité de l’entretien des abribus sur ce territoire, que ce soit pour remplacer une vitre cassée ou effacer les élans artistiques des graffiteurs.

«Pour les graffitis, ce sera corrigé au cours des prochaines semaines, fait savoir Sébastien Gauthier, chargé de communications pour la Cité de Dorval. Nous en avons la tâche et c’est quelque chose qui se fera. Ça ne semble pas un problème. On a un budget alloué pour les graffitis».

Or, les nombreux passants peuvent observer l’œuvre des tagueurs depuis des mois sur les installations sans que la situation ne change. Lorsque nous sommes allés sur les lieux, la vitre d’un abribus envahi de tags était manquante. Elle a cependant été replacée moins d’une semaine après.

Nous avons tenté à plusieurs reprises de joindre le maire Edgar Rouleau pour savoir ce que son administration comptait faire pour corriger cette détérioration visuelle, mais ce dernier n’a pas retourné nos appels.

«Manque de sérieux»

Mohamed Bouhdid, commandant au poste de quartier 5, est allé faire un tour à la gare la semaine dernière pour observer la situation.

«Effectivement, j’ai remarqué qu’il y a un laisser-aller et ça manque de sérieux, indique-t-il. Ce n’est pas du jour au lendemain que ça s’est transformé, je pense que c’est une dégradation depuis des mois, voire des années. Nous allons mettre de la pression pour qu’un nettoyage soit fait, car ça envoie une mauvaise image de la ville de Dorval».

Aucune plainte citoyenne ou note de policier n’ont été rapportées à cet effet dans la dernière année, selon le commandant. «On planifie nos opérations en fonctions des priorités et des plaintes».

Il précise par ailleurs avoir approché les villes de Dorval et Pointe-Claire, dans le cadre du plan d’action 2014, pour identifier des endroits entièrement dédiés aux graffiteurs, en partenariat avec Action-Jeunesse de l’Ouest-de-l’Île (AJOI). «On en est aux balbutiements, mais on a soulevé l’idée déjà». M. Bouhdid observe entre autres une problématique le long de l’autoroute et du chemin de fer. «On espère mettre cela en branle d’ici la fin de l’été, avant la rentrée des classes».

Faire partie du paysage

Pour certains, les graffitis de la gare Dorval font partie du décor, tandis que d’autres personnes rencontrées sur les lieux ne s’y habituent tout simplement pas.

Jessica, 23 ans, transite chaque matin au terminus d’autobus pour se rendre au Collège Vanier. «Je ne le vois pas vraiment, et honnêtement, les graffitis ne me dérangent pas. Ce sont probablement des gens de mon groupe d’âge qui les font.»

Quant à Binny Singh, 39 ans, qui passe à la gare Dorval chaque jour pour aller travailler, il se dit habitué de voir les abribus submergés par les graffitis et constate une recrudescence de ces tags pendant la période estivale. «Ça fait partie du côté urbain, observe-t-il. Par contre, ça me dérange quand les vitres des abribus sont cassées, surtout quand il fait froid. Il y a pourtant beaucoup de policiers, mais il devrait y avoir des groupes de prévention citoyens.»

Mary, 60 ans, qui passe environ deux fois par semaine à cette gare, est dérangée le vandalisme et ne comprends pas pourquoi la ville n’agit pas pour embellir cet endroit. «Visuellement, ce n’est pas beau et on devrait vraiment faire quelque chose pour cela».

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