Questionnement sur un avis public de radiation
Combien d’autres gestes ont pu être omis sans toutefois être observés? Que faut-il pour mettre un terme à un emploi? Doit-on attendre un geste qui causera des conséquences irréparables?
Cela fait bientôt trois ans que les événements sont survenus. Comment gère-t-on les dossiers disciplinaires? M. Sanchez a t- il travaillé auprès des malades en temps? On ne le sait.
Comment peut-on imaginer qu’une personne puisse continuer à travailler auprès des gens vulnérables et malades après avoir constaté autant de gestes répréhensibles.
Quelle sanction a été imposée à Monsieur? Hé bien, au total sept semaines de radiation, mais à purger concurremment, donc il sera quatre semaines sans travail… De plus, les frais et déboursés, ainsi que les frais de parution dans le journal, ne sont pas à sa charge.
La morale de cette histoire: on peut bâcler son travail auprès de personnes vulnérables, on sera légèrement puni et aucuns frais inhérents ne seront imposés.
Compte tenu du fonctionnement de notre système de santé, nous apprenons fréquemment par les médias que les employés exécutent souvent du travail en temps supplémentaire. Donc, on peut même imaginer qu’il a fait des heures supplémentaires qui compenseront cette perte monétaire de 4 semaines. A-t-il compris la gravité de ses gestes…
Tout travailleur de la santé doit aimer les humains et être dédié à son travail, même si les conditions de travail ne sont pas toujours faciles.
Les infractions commises par M. Sanchez laissent une mauvaise impression, ainsi que des craintes aux utilisateurs malades. De plus, ces situations créent une ombre sur tout le travail bien fait avec dévouement et professionnalisme des autres travailleurs de la santé.
Cette personne a-t-elle vraiment sa place dans le système de santé, qu’il soit public ou privé? Je vous laisse en juger.
Le système de santé peut-il améliorer la gestion des mesures disciplinaires? Sûrement!
Monic Fournier
NDLR: L’avis de radiation est paru dans Le Messager du 10 juillet 2014, page 6.