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Criminalité et prostitution au menu

Photo: Photo: Sylvain Ryan
Flanage, vagabondage, itinérance, sollicitation et prostitution, intimidation, graffitis, bruit et autres nuisances, alcool consommé sur la rue et tutti quanti: la rue Notre-Dame, entre les 6e et 8e avenues, à Lachine, est le théâtre quotidien de nombreuses incivilités, comme le résumerait sûrement la police.

«Avec l’arrivée des beaux jours, c’est encore plus clair, plus évident, et cela se passe généralement au grand jour», déplore le directeur général du Carrefour jeunesse emploi (CJE) de Marquette et de l’Ouest-de-l’Île, Yves Picard.

Selon M.Picard, qui a déjà été victime de sollicitation par une jeune femme en sortant de son bureau, au Regroupement de Lachine, au cœur du secteur visé, il y a des heures de la journée au cours desquelles c’est plus occupé; à la sortie des usines, par exemple. «Il faut que la population soit au courant de la situation pour que ça change».

Au moins deux appels à la police

Une employée du Centre local de développement (CLD) Lachine Affaires – appelons-la Gisèle (prénom fictif) -, citoyenne de Lachine depuis les années 1960, a elle-même dû appeler deux fois la police: une fois parce que son mari avait été sollicité par une prostituée sur la rue; une autre fois parce qu’elle même avait été suivie par un homme dans son auto. La dame d’âge mûr n’hésite pas à dire qu’elle a «craint pour sa sécurité».

Parlant de la police, l’agente sociocommunautaire au Poste de quartier (PDQ) 8, Stéphanie Morin, a dit au Messager que les dernières plaintes officielles parvenant du secteur Lachine-Est avaient été enregistrées par son service il y a environ deux ans.

D’autre sources, dignes de foi, ont par ailleurs précisé au Messager que les policiers assurent toujours une surveillance discrète dans le secteur, mais refusent de le confirmer.

Une employée du CJE de Marquette et de l’Ouest-de-l’Île – appelons-la Manon (prénom fictif) -, qui travaille au premier étage du Regroupement de Lachine, voit des allers et venues à tous les jours de sa fenêtre de bureau. «Je sais bien que tout le monde a le droit de vivre, mais ce n’est pas plaisant. On sait ce qui se passe, dit-elle, mais on n’a pas de preuves. Il m’arrive parfois de ne pas pouvoir sortir de mon bureau parce que des gens bloquent la porte en se réunissant pendant des heures sur le palier donnant sur le trottoir».

En faisant une sortie ensemble sur la rue Notre-Dame, Manon pouvait identifier à l’auteur de ces lignes certains personnages familiers du secteur; des habitués: un homme à la voiture noire, stationnée toujours au même endroit, rue Notre-Dame; une jeune femme à la voix forte et avec sac au dos, traversant la rue à la hauteur de la 8e Avenue. Intriguant.

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