Selon le NPD, Harper se moque de l’industrie aéronautique
Remerciés abruptement sans préavis, le 19 mars dernier, les travailleurs sont depuis ce temps plongés dans l’incompréhension et les députés du NPD n’ont pas hésité à questionner le gouvernement Harper dans ce dossier.
La députée Morin, qui représente la circonscription où se trouve Air Canada et où vivent plusieurs des employés affectés, ne comprend pas comment une entreprise peut jeter ainsi ses travailleurs à la rue sans avertissement. «Ces emplois sont importants pour l’économie montréalaise, affirme-t-elle. Le gouvernement doit forcer Air Canada et ses sous-traitants à appliquer la loi et garder ces emplois ici».
«L’entêtement du gouvernement de ne pas intervenir afin de protéger 1800 emplois est emblématique de la position des conservateurs vis-à-vis tous les dossiers touchant le Québec. Ne pas intervenir dans un cas de mise à pied aussi massif, c’est se moquer de l’industrie aéronautique», déclare de son côté la députée Ève Péclet.
«Le gouvernement conservateur ne se penche pas sur ce dossier sous prétexte qu’Air Canada et Aveos sont des entreprises privées. Pourtant, il ne se gêne pas pour intervenir dans les relations de travail d’Air Canada», ajoute le député Alexandre Boulerice.
Rappelons que la Loi sur la participation publique au capital d’Air Canada oblige l’entreprise à maintenir les activités du siège social dans la région métropolitaine et les centres d’entretien et de révision des avions dans les villes de Montréal, Winnipeg et Mississauga. À Montréal, les 1800 employés d’Aveos effectuaient le type de travail explicitement mentionné dans la loi.