Échos du conseil d'arrondissement
En l’absence de la mairesse Manon Barbe qui était en vacances, la mairesse suppléante Josée Troilo a présidé une séance publique plutôt houleuse.
Cour municipale
Ex-candidat à la mairie d’arrondissement, Michael Vadacchino a remis en question le projet de permettre à la Cour municipale de Montréal de s’établir dans un édifice du boulevard Newman. «Vous allez être locataire d’un immeuble et payer des loyers alors qu’on l’édifice ici (mairie d’arrondissement) est immense. On va gaspiller de l’argent pour rien.»
Le directeur général Gervais Lemay a précisé «que la cour municipale est un service de la Ville de Montréal et c’est elle qui a pris les ententes pour louer cet endroit. C’est une cour qui va desservir le sud-ouest au complet. Elle est présentement à Verdun et ses locaux sont trop restreints. C’est le service des immeubles de Montréal qui a négocié le coût et les améliorations locales. On ne les possède pas et on les aura peut-être dans une séance ultérieure.»
Encore la webdiffusion
Le débat a repris concernant la webdiffusion. Pour le citoyen Yves Daoust, «en termes de transparence et à l’heure de la Commission Charbonneau, la webdiffusion est en place au conseil de Montréal et au comité exécutif. Sept arrondissements sur 19 ont la webdiffusion alors qu’ici, un nous interdit d’enregistrer les séances publiques. Il vous revient de le modifier et de le moderniser à l’heure de l’électronique.»
M. Daoust a insisté pour connaître l’opinion personnelle des conseillères Josée Troilo et Laura Palestini.
Mme Troilo a répondu qu’elle a la même position que la mairesse Barbe. «On est en réflexion. Est-ce que les gens sont rendus là ? Je ne vous dis pas que ça ne viendra pas mais c’est tout ce que je peux vous répondre pour le moment». Pour sa part, Mme Palestini a déclaré: «je suis pour la technologie mais il y a des choses qui doivent prendre leur chemin et lorsque plusieurs arrondissements auront embarqué avec la webdiffusion, je suis certaine qu’on va suivre la vague et prendre une décision.»
Pour sa part, Steven Laperrière a ajouté: «je suis assommé d’entendre que les gens ne sont pas intéressés à suivre le conseil par la webdiffusion. À LaSalle, il y a entre 20% et 25% de la population qui est soit en mobilité réduite, soit des familles monoparentales ou des personnes âgées pour quoi c’est difficile de se déplacer. Ce serait un très bon temps pour que les gens puissent suivre ce qui se passe.»
Consultations publiques
Pour Mme Sonja Sujsnar, «on ne respecte la loi sur l’aménagement urbain qui stipule que lors des consultations publiques, s’il y a possibilité de référendum, la personne qui anime la rencontre est censée donner les détails aux citoyens de comment s’y prendre. Je viens à des consultations publiques depuis 2011 et ça n’a jamais été fait. Les droits démocratiques sont brimés.»
Josée Troilo a répondu «qu’après le dernier conseil, nous avons donné le mandat à nos services d’agir en conséquence lors des consultations publiques.»
Table de développement social
Le conseil autorise la signature d’une convention avec la Table de développement social pour le financement de la coordination de la revitalisation intégrée Airlie-Bayne et lui accorde une contribution de 100 000 $.
Le citoyen Francisco Moreno n’est pas d’accord avec cette décision. «Vous donnez des milliers de dollars à cet organisme. C’est notre argent et on a le droit de savoir qui travaille là. Ce sont des personnes qui ne font rien. On va mettre encore 100 000 $ pour embellir le secteur Airlie-Bayne. Vous avez planté quelques arbres et c’est tout.»
La mairesse suppléante Josée Troilo a pris la défense de l’organisme. «La Table de développement social est un mécanisme de concertation intersectoriel qui réunit les gens du secteur pour travailler ensemble et non en silo. C’est un levier de développement visant l’amélioration des conditions du quartier. Ces gens travaillent très fort et la revitalisation du secteur Airlie-Bayne.»
Un règlement controversé
Francisco Moreno a dénoncé un règlement qui empêche les citoyens de mettre n’importe quelle sorte de brique sur leurs résidences. «Il y a trois ans, on demandait 25 $ pour le permis, après vous l’avez augmenté à 50 $, puis à 125 $ et maintenant vous demandez un plan et perspective pour changer une brique. On veut que la ville soit plus belle, mais vous ne voulez pas ça. Vous voulez que les choses restent telles qu’elles sont. Si vous n’êtes au courant des règlements que vous mettez en vigueur, je me demande qui gère la ville. Les fonctionnaires font les règlements et vous signez sans trop savoir pourquoi ?»