Le Plateau-Mont-Royal
16:58 20 juillet 2021 | mise à jour le: 21 juillet 2021 à 15:00 Temps de lecture: 6 minutes

Kevin Vallée: animateur et producteur radio à 19 ans

Kevin Vallée: animateur et producteur radio à 19 ans
Photo: Dominic Gildener/Métro MédiaL’animateur de l’émission hebdomadaire AlleyOop360, Kevin Vallée, à l’intérieur de l’un des studios de la station radio 91.9.

Kevin Vallée s’impose rapidement dans l’univers du journalisme sportif québécois. Âgé de seulement 19 ans, il est déjà animateur et producteur au 91.9 sports, la plus grande chaîne de radio sportive francophone de Montréal. Le jeune homme possède aussi son propre site web dédié à la couverture du basketball. 

Mercredi 7 juillet. Les Canadiens de Montréal s’apprêtent à affronter le Lightning dans le cinquième match de la finale de la coupe Stanley et le CF Montréal va disputer une partie contre le New York City FC. Kevin Vallée a une soirée chargée devant lui, mais il accepte tout de même de s’entretenir avec Métro/Le Plateau devant les bureaux de la station, dans Le Plateau-Mont-Royal.

Vers 19h30, la partie du club de soccer montréalais sera diffusée sur la station et le jeune homme s’occupera de la mise en ondes. Par la suite, il partagera l’antenne avec son collègue, l’animateur Maxime Van Houtte, pour parler des Canadiens. Pendant les séries, le 91.9 Sports organise des tribunes téléphoniques d’après-match. Les auditeurs peuvent appeler pour poser leurs questions et discuter de la performance de leur équipe préférée.

Kevin gravit rapidement les échelons à la station radio. Il a réussi à gagner la confiance de ses patrons grâce à sa polyvalence et son éthique de travail. Son succès n’est toutefois pas arrivé du jour au lendemain. Il est plutôt le fruit de nombreuses années d’effort acharné.

Parcours

Dès son enfance, le jeune Québécois développe son intérêt pour le sport. Vers l’âge de 10 ans, il devient un réel passionné du hockey et de la LNH.

« Je ne pensais pas encore au métier de journaliste à ce moment-là, mais j’avais envie de partager ce que je voyais et je connaissais », explique-t-il.

Très tôt, il impressionne les amis de son père par ses connaissances approfondies. Ceux-ci l’interrogent sur des points précis.

« Ils étaient super impressionnés. J’ai réalisé que j’avais une facilité à mémoriser ces choses-là. »

Par la suite, il se met à prendre plaisir à écrire. L’idée de faire quelque chose qu’il aime dans la vie et d’éventuellement pouvoir faire de la couverture sportive son gagne-pain naît en lui.

À 12 ans, il intègre une page Facebook, Fanadiens, qui comptait à l’époque environ 60 000 mentions « j’aime ». Il s’occupe au départ d’analyser et commenter les matchs de l’organisation montréalaise en direct. Kevin reste actif sur la page pendant trois années. En plus d’y faire grandir une réelle communauté, il crée un site web pour accompagner de textes le populaire compte. Joint d’une petite équipe de rédacteurs qu’il gère lui-même, il alimente le contenu. 

Après avoir fait rouler le site pendant tout ce temps, il décide de le vendre.

« J’ai mis énormément d’heures de travail dans ce site. Ça a fini par payer parce que j’ai réussi à le vendre. Sur le coup, c’étaient des heures que je mettais sans me faire payer. Ma mère ne comprenait pas ce que je faisais sur mon ordinateur pendant toutes ces heures-là », dit-il en riant.

De passion à emploi

À l’âge de 15 ans, il se joint à l’équipe de DansLesCoulisses.com, un site web de nouvelles sportives couvrant majoritairement le hockey, en tant que rédacteur. Alors que la plupart des adolescents passent leurs soirées avec leurs amis, Kevin travaille quatre soirs par semaine. Il s’agit là d’un sacrifice même s’il est maintenant rémunéré pour ses articles.

Âgé de 16 ans, l’adolescent quitte la maison de ses parents à L’Île-Perrot pour s’installer dans un appartement à Ottawa. Il poursuit ses études dans le programme de journalisme du collège francophone de la capitale canadienne, La Cité.

En parallèle, il s’empare d’une occasion en or et couvre le club de hockey junior les 67 pour la radio locale 94.5 Unique FM.

Par ailleurs, M. Vallée fait la rencontre d’un collègue de classe, Liam Houde, qui deviendra plus tard l’un de ses bons amis ainsi qu’un partenaire d’affaires. Liam lui partage son intérêt pour le basketball et la NBA.

Kevin devient rapidement un véritable passionné de ce sport. En 2019, il lance avec M. Houde le site web AlleyOop360, faisant la couverture du basketball en français, et ce, quelques mois avant que les Raptors de Toronto, la seule franchise canadienne de la NBA, remportent leur premier titre.

À la suite de ses deux années d’études, le jeune homme complète un stage au 91.9 Sports. Il s’occupe de gérer le web et les réseaux sociaux. En très peu de temps, il fait ses preuves. Les statistiques du site s’améliorent grandement en l’espace de quelques semaines.

« Je voulais mettre un pied dans la place et montrer de quoi j’étais capable », mentionne-t-il.

Au bout d’un mois, il se met à apparaître dans des émissions pour y faire des chroniques sur le hockey et le basketball.

Émissions

À l’automne 2020, Kevin devient l’animateur de sa propre émission, AlleyOop360. Tout comme sur le site du même nom, le basketball est le seul sport qui y est couvert. À travers les mois, il reçoit de nombreux invités, dont plusieurs basketteurs québécois évoluant au sein de la ligue universitaire américaine, la NCAA. L’ancien entraîneur-chef du club-école des Raptors, Charles Dubé-Brais, qui est à l’heure actuelle aux commandes des BlackJacks d’Ottawa, devient un collaborateur régulier.

De plus, M. Vallée a coanimé au cours de la dernière année une autre émission hebdomadaire, soit le Club École, les samedis et dimanches.

Depuis le mois de mai, l’homme de 19 ans a relevé un autre défi en devenant producteur. Dans son nouveau rôle, il doit s’occuper de la mise en ondes en plus d’accomplir un travail de la recherche.

Des conseils pour les jeunes

Même s’il est encore jeune, Kevin a quelques conseils à partager avec ceux aspirant à suivre ses pas.

« Quand tu es jeune, je pense que la clé c’est de ne pas compter tes heures et de ne pas s’attendre à un chèque de paie », soutient-il.

Selon lui, il est aussi important de ne jamais rien tenir pour acquis et de toujours chercher à s’améliorer.

« Un joueur de basket, il va passer des heures à s’entraîner pour chercher à s’améliorer. Ce n’est pas différent dans d’autres domaines. Il faut être investi dans ce que tu fais. Tu n’y arrives pas par un concours de circonstance ou par hasard », suggère-t-il.

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