Le Plateau-Mont-Royal

Un bar fait appel à un portier pour vérifier les codes QR

Un code QR factive est affiché sur un téléphone près de deux verres de bière. Photo: Josie Desmarais/Métro

Le copropriétaire du bar à vin Le Rouge Gorge a dû employer un portier pour vérifier les passeports vaccinaux de ses clients. L’initiative a été prise pour enlever cette pression à ses employés.

Dans une entrevue accordée à l’émission Le Québec maintenant au 98,5 FM, Laurent Farre, copropriétaire du bar à vin Le Rouge Gorge, situé sur le Plateau-Mont-Royal, s’est confié sur cette disposition qu’il a dû prendre.

Cette décision a été prise dès que l’annonce de l’application du passeport vaccinal a été faite. En effet, il ne voulait pas ajouter cette tâche à ses employés, «habituellement formés pour être hospitaliers et accueillants».

«On a préféré mettre quelqu’un d’une agence de sécurité pour faire cette demande et laisser nos serveurs faire leur métier», explique Laurent Farre. Pour lui, la tâche de demander le passeport vaccinal au client ne devrait pas relever des serveurs et serveuses.

Un coût supplémentaire pour les propriétaires de bars

Pour le président de l’Union des tenanciers de bars du Québec, Peter Sergakis, le coût associé à l’embauche de personnel supplémentaire pour vérifier les passeports vaccinaux s’ajoute au poids financier qui pèse sur les bars et les restaurants depuis leur réouverture.

On est rendu qu’on fait le travail du gouvernement sans compensation.

Peter Sergakis

Selon M. Sergakis, le gouvernement devrait mettre en place une subvention afin de couvrir ces dépenses supplémentaires.

Un petit nombre de clients agressifs

Pour Peter Sergakis, le nombre de clients récalcitrants et agressifs n’est pas très élevé. «Très honnêtement, la plupart du temps il n’y a pas de problème», explique aussi Laurent Farre.

Mais, même si elle est peu fréquente, la confrontation avec les employés des bars et des restaurants a un impact sur le personnel responsable de vérifier les passeports vaccinaux. «Ça démoralise l’employé qui est à la porte», évalue Peter Sergakis.

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