L'AMF a à l'œil un candidat à la mairie du Plateau
Avouant lui-même ne détenir aucune formation pour transiger en bourse, M. Boyer clame avoir une expérience suffisante sur ces marchés. Il aurait, selon ses dires, fait fructifier un investissement à un taux de 10 000 %. Les documents fournis par le candidat, qui n’est pas accrédité auprès de l’AMF, permettent en effet de confirmer qu’il a revendu 10 000 actions d’Inter Canadian Development Corporation à 1,05 $ par action, alors qu’il les avait acquises à un cent l’unité. Toutefois, les dates des transactions ayant été raturées sur les photos des reçus de transaction ne permettent pas d’évaluer sur quelle durée M. Boyer aurait fait fructifier son investissement.
Après recherche, aucune compagnie du nom d’Inter Canadian Development Corporation n’est enregistrée au Registraire des entreprises du Québec et il n’a pas été possible de retrouver ladite compagnie dans les registres du Toronto Stock Exchange. Inter Canadian Development Corporation ne serait donc pas coté en bourse.
Dans sa mise en garde datant du 6 août dernier, l’AMF demande au Bureau de décision et de révision (BDR) de « prononcer des ordonnances interdisant à M. Boyer d’agir à titre de conseiller en valeurs et en instruments dérivés, lui interdisant toute activité en vue d’effectuer des opérations sur valeurs et lui ordonnant de retirer toute annonce à cet égard sur les sites Web. »
L’Autorité a également réclamé au BDR que celui-ci impose à M. Boyer des pénalités totalisant 4 000$ pour exercice illégal de conseiller en valeur et en produits dérivés et pour exercice illégal de courtier en valeurs.
Comme l’AMF n’a pas ouvert d’enquête sur M. Boyer, celle-ci a préféré ne pas commenter le dossier.
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