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Le PQ veut « Reprendre Mercier »

Aux élections de septembre 2012, Amir Khadir a obtenu près de 47 % des suffrages. Son plus proche rival, Jean Poirier du Parti Québécois, en a eu moins de 25 %. Cette fois-ci, c’est Sylvie Legault qui tente sa chance dans Mercier sous la bannière du PQ. Son cheval de bataille : la souveraineté.

Assise à sa table de cuisine, elle raconte son long cheminent vers l’engament politique.

« Depuis 1973, j’ai toujours travaillé comme bénévole pour le PQ. En 1976, sous René Lévesque, j’ai senti une fièvre dans tout le Québec. C’était merveilleux, une sensation indescriptible. »

D’emblée, elle admet que de « reprendre Mercier » des mains de Québec Solidaire ne sera pas facile. Mais elle assure que c’est un défi emballant.

D’ailleurs, elle a foi de remporter ses élections. Ce qui change la donne selon elle : Pauline Marois.

« On a une chef extraordinaire qui gère d’une main de maître les gens et les dossiers. Ce que je trouve intéressant dans ce débat à Mercier, c’est que ça va éveiller jeunes et moins jeunes à la politique. Il y a un ras-le-bol. Les gens veulent s’intéresser à leur comté et à leur pays. C’est un gros plus. »

Pour Mme Legault, il est déjà clair que la souveraineté sera au cœur de sa campagne. Un projet rassembleur qui, selon elle, lui permettra de rejoindre les électeurs de toutes les cultures et de tous les courants politiques.

« Le livre blanc sur la souveraineté qui est proposé offrira la possibilité de créer une coalition pour parler à nouveau de l’indépendance du Québec. L’occasion est trop belle. Depuis l’annonce de ma candidature, je reçois des appels de gens qui me disent « moi aussi, je veux avoir un pays avant de mourir. »

Elle appuie la proposition de charte des valeurs québécoises sans réserve. C’est, selon elle, un outil qui, en mettant tout le monde sur pied d’égalité, permettra d’assurer la paix sociale.

Elle défend également la décision du gouvernement Marois de donner le feu vert à l’exploration pétrolière sur l’île d’Anticosti.

« Le pétrole n’est pas encore sorti. Mais de toute façon, on peut se mettre d’accord, ça en prend du pétrole. Pauline Marois ne va pas le chercher en saccageant le territoire. D’ailleurs, les gens d’Anticosti sont d’accord avec l’exploration. S’il y en a, tant mieux, ça va être comme l’électricité, c’est nous autres qui allons le gérer. Ce sera donc beaucoup plus rentable et profitable. »

Au moment de mettre sous presse, le parti Libéral du Québec n’avait pas répondu à notre demande d’entrevue.

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