Pour une école innovante
Nom : Ben Valkenburg, commissaire sortant
Âge: 51 ans
Enfants : Deux enfants d’âge scolaire
Quel est votre bilan en tant que commissaire intérimaire?
« Je suis très actif au sein de la Commission scolaire de Montréal(CSDM). J’ai milité pour l’ajout de critères spécifiques afin de réduire l’impact écologique des écoles de notre territoire.
« J’ai aussi lutté pour qu’on prenne en considération les besoins spécifiques de chaque école, notamment sur la question des adjointes administratives. Par exemple, l’école Espace-jeunesse de la rue Cherrier est spécialisée dans les besoins pour les jeunes avec des troubles de comportement. Le nombre d’élèves ne justifiait pas l’emploi de cette personne, mais elle est nécessaire au bon fonctionnement de cette institution unique en son genre. J’ai été cherché une expertise auprès du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) pour démontrer les impacts, afin de préserver ce poste.
« On observe la même chose du côté de l’école secondaire Robert-Gravel. Il n’y a pas de décrochage scolaire, grâce au programme d’art dramatique, mais ça prend quelqu’un pour coordonner le tout. Il faut regarder les conséquences que peuvent avoir ces coupes. Je me suis aussi battu pour un agrandissement des établissements scolaires, comme l’école Paul-Bruchési, dont la bibliothèque est dans un bâtiment préfabriqué. »
Quelles seront vos priorités si vous êtes réélu?
« J’ai trois points prioritaires. Tout d’abord, la sécurité aux abords des écoles. C’est un sujet récurrent dans les rencontres de parents. Évidemment, nous voulons que l’aménagement soit sécuritaire, mais l’éducation des enfants au civisme sur la route est aussi importante. Vélo Québec offre une formation pour que les jeunes connaissent les règles de sécurité à bicyclette et à pied.
« Ensuite, je veux encourager la vie démocratique et la participation citoyenne, par l’entremise des conseils d’administration. Il faut être des partenaires, mais si un établissement connaît bien ses besoins, ils peuvent nous remettre en question et c’est sain de le faire.
« Enfin, je désire encourager l’école innovante. Le milieu scolaire ne doit pas se reposer sur ses lauriers. Il faut encourager l’émergence d’écoles alternatives de quartier. À cet égard, nous avons passé un avis de motion au dernier conseil des commissaires pour trouver des locaux à l’école des possibles, dès l’année prochaine. Actuellement, nous avons deux bâtiments vacants qui sont la propriété de la commission scolaire de Montréal (CSDM). »
Pourquoi voter dans le cadre des élections scolaires?
« Tout d’abord, tout le monde peut voter pour les élections scolaires, même si les gens n’ont pas d’enfant. C’est d’exprimer sa voix. Ensuite, cela a un impact concret sur le type de citoyen qu’on désire former pour le futur. Par exemple, si nous encourageons les formations sur le civisme, dans le partage des routes, ces enfants seront plus tard des adultes conscientisés. Qu’ils soient automobilistes, cyclistes ou piétons, ils seront plus courtois dans leur partage de la route. »