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Une coureuse du Plateau se qualifie

La coureuse de 800 mètres, Karine Belleau-Béliveau s’est qualifiée pour les Jeux du Commonwealth qui auront lieu, du 23 juillet au 3 août, prochain à Glasgow, en Écosse.

catherine.bouchard@tc.tc

La jeune femme de 30 ans connaît jusqu’ici un début de saison exceptionnel. Lors de sa deuxième course de l’année, elle a réalisé son deuxième meilleur temps à vie, remportant du même coup la compétition Payton Jordan, à Los Angeles.

La résidente du Plateau pourrait bien gagner son premier titre national lors des Championnats canadiens d’athlétisme sénior, à Moncton, les 27 au 29 juin. Elle avait terminé en deuxième place, l’année dernière. Tous les espoirs sont également permis pour les Jeux du Commonwealth.

« Les Jeux du Commonwealth ont pratiquement les mêmes standards que les Jeux olympiques! D’être rendue à ce niveau de compétition, c’est vraiment génial, surtout à mon âge. J’espère offrir une bonne performance à Glasgow et améliorer mon temps, mais on ne sait jamais ce qu’il peut arriver. Même si ça se déroulait mal, – parce que j’aurais eu une mauvaise journée, par exemple,- ce n’est pas grave, ça fait partie de mon apprentissage en tant qu’athlète », indique Mme Belleau-Béliveau.

Un parcours singulier

La jeune femme a commencé à pratiquer son sport, il y a six ans. Âgée de 24 ans, elle était alors agente administrative à l’hôpital Notre-Dame. Souhaitant courir des marathons, elle s’est inscrite au Club des Vainqueurs de Montréal.

« Je n’étais vraiment pas plus sportive qu’il faut. Comme tout le monde, je m’entraînais ici et là, mais assurément, pas trois fois semaine. Je voulais avoir une meilleure hygiène de vie, alors je me suis inscrite. Mon entraîneur, Jean-Yves Cloutier, a remarqué que j’avais un bon pic de vitesse. Il m’a proposé la course sur piste et c’est comme ça que tout a commencé », raconte Mme Belleau-Béliveau.

Depuis, la résidente du Plateau-Mont-Royal ne cesse de se démarquer dans son sport. Elle a rapidement gravi les échelons et atteint en cinq ans les Championnats du monde, où elle n’a cependant pas dépassé le premier tour.

Mme Belleau-Béliveau ne peut toutefois pas vivre de son sport et travaille toujours à temps partiel à l’hôpital Notre-Dame. Elle bénéficie du soutien de son commanditaire principal, Mediagraf, pour tous les frais liés à l’entraînement ou aux compétitions sportives.

« Je suis souvent obligée de prendre des congés sans solde pour aller faire des compétitions, mais mon employeur est très compréhensif. En même temps, mes collègues de travail m’ont tous vu évoluer là-dedans. Ça prend donc une dimension toute particulière pour eux.»

La trentenaire assure que les contraintes qui accompagnent la vie d’athlète ne la dérangent pas le moins du monde.

« C’est mon choix, contrairement à un enfant qui devient un athlète de haut niveau. Ça ne me dérange pas de manger tout le temps sainement et de me coucher tôt, puisque je suis adulte. Je profite pleinement des voyages que je fais pour les compétitions . Aussi, j’ai vécu autre chose avant. Être athlète, ça fait partie de ma vie, mais ça ne m’appartient pas. Ça peut arrêter demain matin! J’en profite donc le temps que ça dure », raconte la coureuse.

La prochaine étape pour la Montréalaise, ce sont les Jeux olympiques (J.O.) d’été de Rio, en 2016.

« J’essaie de pas trop y penser, mais c’est certain que ça m’effleure l’esprit. Je vise toujours plus loin. Là, je suis dans le groupe B, je veux améliorer suffisamment mon temps pour être dans le groupe A . Au rythme où les choses vont, je vais me réveiller demain matin aux J.O. de Rio », rigole l’athlète.

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