MISE À JOUR: Contamination à l'amiante: trois établissements du Plateau touchés
Dans des documents rendus publics par Radio-Canada, on constate que le CLSC du Plateau-Mont-Royal (4625, avenue de Lorimier), le centre d’hébergement Bruchési (2225, rue Rachel), le centre Dollard-Cormier (3530, rue Saint-Urbain) et le centre Armand-Lavergne (3500, rue Chapleau) sont visés.
Toutefois, selon Martine Dubois, coordonnatrice du service des communications, du CSSS Jeanne-Mance dont font partie trois des quatre établissements cités, une erreur s’est glissée dans la liste et le CLSC du Plateau-Mont-Royal ne devrait pas y figurer.
« Cette liste-là a été constituée à partir de fiches que nous avons transmises à l’Agence de santé et de services sociaux et nous avons fait une erreur. Le CLSC ne devrait pas s’y trouver. On est en train de faire des démarches pour que son nom soit retiré.
« Le CLSC du Plateau a complètement été rénové en 2005. C’est pour ça que l’on peut affirmer que tous les matériaux sont nouveaux », explique-t-elle, indiquant que l’organisation était déjà au courant de la présence d’amiante aux centres Bruchési et Armand-Lavergne.
Risques pour la santé
On associe souvent l’amiante au développement de graves maladies telles que l’amiantose et le cancer des poumons. Or, dans le cas présent, sa présence ne constituerait pas une menace pour la santé de la population, estime la Direction de la santé publique de Montréal. C’est pour cette raison qu’on n’envisage pas faire des travaux préventifs pour retirer l’amiante des institutions concernées.
« Il ne faut pas s’inquiéter avec ça. L’utilisation de l’amiante dans les matériaux de construction était une pratique courante, il y a quelques années. L’amiante est contenue dans les matériaux et tant que la structure est en bon état, il n’y a pas de danger que celui-ci se disperse dans l’air », explique Norman King, épidémiologiste et responsable-adjoint au secteur environnement urbain à la Direction de santé publique.
Le problème se pose plutôt lorsqu’il est temps d’effectuer des travaux sur la structure, et que l’amiante soit exposé. Toutefois, M. King indique que des normes strictes existent pour encadrer ce type de situations.
« En vertu du Code de sécurité pour les travaux de construction, administré par la CSST, l’employeur doit prendre des mesures de sécurité pour éviter toute propagation dans l’air, pour protéger les travailleurs de la construction, mais aussi les gens qui vivent ou travaillent dans les établissements visés », ajoute-t-il.
Quant à savoir les risques que comporteraient une exposition accidentelle à l’amiante, M. King se fait rassurant.
« Nos données sur les effets découlent surtout d’études faites sur des travailleurs exposés à des concentrations élevées d’amiante sur de longues périodes. Personne ne va développer une amiantose ou un cancer pulmonaire pour avoir été en contact avec un mur qui était endommagé. Le mésothéliome est aussi une maladie qui se développe à long terme », fait-il valoir.