Une ceinture noire à 15 ans
« Pour réussir, il faut d’abord démontrer ses qualités au combat (shia) et ensuite ses compétences techniques (gokyo, né waza et katas) devant un jury de haut gradé », indique Annick Glénison, directrice administrative et responsable des communications de l’organisation du Plateau-Mont-Royal.
Il s’est entraîné pendant près de 70 heures pour son changement de grade, tout en conciliant ses études ainsi que les cours de judo. Même si la fatigue a été présente pendant cette période, il ne regrette aucunement les sacrifices.
Désormais paré de cette ceinture noire, Vincent admet ne pas se sentir entièrement à sa place. « J’ai l’impression que je ne la mérite pas. Je suis jeune et nombreux de mes confrères plus vieux ont tenté de l’obtenir sans succès. Je sais que j’ai travaillé fort pour la gagner et que je la mérite, mais je n’en reviens toujours pas », indique l’adolescent.
Le parcours du judoka est loin d’être terminé. Il désire participer à davantage de compétition internationale, dont un tournoi en France, cet été.