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Opération piétons à Saint-Pierre-Claver

Tranchemontagne Daphnée - TC Media
15 h 15, les cours se terminent à l’école primaire Saint-Pierre-Claver. Alors que des centaines d’écoliers empruntent le chemin du retour, plusieurs parents s’inquiètent : ils savent que leurs enfants devront franchir le boulevard Saint-Joseph ou l’avenue Delorimier, où le flot de voitures est particulièrement dense, pour rentrer à la maison. En décembre dernier, un comité dédié à la sécurité a demandé à ce que la circulation routière y soit apaisée. Interpellés à ce sujet, élus et acteurs locaux ont pris part à une marche exploratoire, le 18 février, afin de constater l’ampleur de la situation.

Rendez-vous, en cet après-midi glacial, à l’entrée du Centre du Plateau, situé à l’angle du boulevard Saint-Joseph et de la rue Fullum. La promenade qui, au départ, devait rassembler quelques parents d’élèves, la directrice de l’école, Lucie Perelman, la conseillère Josée Duplessis, et le responsable des transports au comité exécutif de Montréal, Réal Ménard, aura finalement attiré une quinzaine d’intervenants des milieux scolaire, politique et communautaire du quartier. Luc Ferrandez, maire d’arrondissement et Carl Boileau, conseiller, étaient du lot.

Si la visite s’est concentrée principalement sur les abords de l’école Saint-Pierre-Claver, elle a également ratissé plus large, en intégrant d’autres enjeux soulevés dans le cadre du projet Quartier vert, actif et en santé.

Cohabitation et signalisation

Premier constat : la traversée du boulevard Saint-Joseph, à la hauteur de la rue Fullum pose problème. Le temps accordé pour franchir l’intersection est insuffisant et les passages pour piétons ne sont pas respectés.

« Avec la côte, les gens roulent plus vite pour se donner un élan. J’ai déjà eu à porter secours à des gens qui se sont fait frapper. Les conducteurs ne respectent pas la priorité lorsque la lumière change. Les voitures tournent même si elles ne sont pas supposées. Les automobilistes coupent parfois nos groupes de jeunes [qui traversent pour aller au parc de l’autre côté de la rue], tellement ils sont pressés. Il faut que nos animateurs se placent dans la rue pour les bloquer. Beaucoup de parents ne laissent pas les jeunes venir au centre, car c’est trop dangereux », a fait valoir Marie-Josée Avon, directrice du Centre du Plateau, qui offre des activités sportives et de loisirs.

Le long de Saint-Joseph, l’absence de signalisation (panneaux d’arrêt, traverse de piétons, etc.), entre la rue Fullum et l’avenue De Lorimier, a également été identifiée comme un problème majeur. Le comité-sécurité demande à ce qu’un feu de circulation soit installé à l’angle de l’avenue des Érables et souhaite que le tronçon de celle-ci, compris entre Gilford et Saint-Joseph, change de direction afin de devenir à sens unique vers le sud. De cette manière, les élèves qui débarquent de l’autobus pourront le faire en bordure du trottoir, plutôt que dans la rue.

Le point névralgique du secteur demeure toutefois le coin De Lorimier, où se trouve la porte du service de garde. L’espace entre la sortie et la chaussée est exigu. De plus, celui-ci est partiellement bloqué par la présence d’un abribus et d’une cabine téléphonique.

« L’endroit le plus dangereux, c’est ici. Quand on vient chercher nos enfants, les miroirs d’autobus nous frôlent la tête constamment. Si on tient la main de deux enfants, il n’y a pas d’espace [pour passer] », déplore le comédien François Létourneau, dont le fils fréquente Saint-Pierre-Claver.

Les élus ont pris bonne note des doléances du comité-sécurité et ont promis d’agir avec diligence.

Pour en savoir plus:

Sécuriser les alentours de Saint-Pierre-Claver

Apaisement de Saint-Pierre-Claver: les élus s’engagent à agir

 

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