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«Le retrait de la vignette 151 dans le Petit-Laurier n’est pas une option!»

Photo: Nathalie Simon-Clerc/TC Media

Les résidents du Petit-Laurier s’opposant à la vignette 151 et à la modification des sens de circulation s’étaient donnés rendez-vous au conseil d’arrondissement du Plateau-Mont-Royal, lundi soir. Venus en grand nombre, ils ont déposé une pétition de 2232 signatures pour demander au maire Ferrandez, le retrait de la vignette.

«On tourne en rond sur le Plateau, qui est devenu un vrai labyrinthe», a lancé Nancy Poirier à l’adresse de Luc Ferrandez. Résidente du Petit-Laurier depuis 18 ans, la jeune femme était accompagnée de résidents et commerçants qui contestent les décisions municipales et qui ont entrepris plusieurs actions depuis le 17 avril.

Un mouvement de résidents

Au rang des mécontentements des résidents, l’absence de concertation et la lettre adressée aux résidents du quartier par la conseillère, Marianne Giguère, qualifiée par les contestataires de «pamphlet incendiaire qui désinforme».

Michel Pauzé, résidant sur la rue Brébeuf, a déposé les pétitions et précisé qu’elles sont issues des résidents en grande majorité. «C’est un mouvement de résidents, fait pour des résidents et par des résidents», a-t-il asséné devant les édiles. La conseillère Giguère, en charge du dossier, a concédé que « le mouvement est autre que ce que l’on avait perçu au départ».

Apaiser la circulation et facturer l’espace public

Mais, c’est aussi une concertation que les résidents du Petit-Laurier sont venus réclamer. Le maire Ferrandez a rappelé qu’une rencontre est prévue le 5 juin pour chercher des solutions.

Le premier magistrat du Plateau-Mont-Royal ne veut pas déroger à ses objectifs d’apaisement de la circulation, et indique que le Plateau était l’endroit du Québec où l’on constatait le plus d’accidents de piétons et cyclistes avant son arrivée au pouvoir. Par ailleurs, il concède vouloir aller chercher des revenus sur la facturation de l’espace public. « On doit aller chercher 2,8 M$ de nouveaux revenus, et on veut répartir la charge fiscale autrement que sur les taxes», explique le maire.

Pas de solutions qui vont à l’encontre de nos objectifs

La conseillère Giguère précise, quant à elle, que 700 vignettes ont déjà été vendues, preuve qu’elles sont utiles, selon elle. «Par souci d’équilibre, tout le secteur autour du parc Laurier a été « vignetté »», se défend-elle.

Elle reproche enfin aux résidents et commerçants de donner une image négative du quartier avec leurs actions. Le mois dernier, les commerçants ont symboliquement mis en vente leur commerce, puis les ont fermés durant une heure le 30 mai, en guise de protestation.

«Le retrait des vignettes n’est pas une option», prévient la conseillère Marianne Giguère, qui ajoute vouloir rechercher des solutions le 5 juin, mais pas de celles «qui iraient à l’encontre de nos objectifs et des intérêts des électeurs qui nous ont portés au pouvoir.»

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