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Un salon de massage érotique ouvre sur le Plateau

Photo: Photo tirée de Facebook

Un salon de massage vient d’ouvrir ses portes dans Le Plateau-Mont-Royal, ce qui exaspère des résidents du secteur.

L’entreprise Extrême massage, située sur la rue Roy Est, avait d’abord effectuée des travaux d’aménagement sans permis. Mis au courant de la situation, l’arrondissement est intervenu en avril dernier en forçant l’arrêt des travaux jusqu’à la régularisation de la situation.

Le salon de massage a finalement ouvert ses portes le 9 juin, avec un permis d’occupation pour «soins personnels».

Sur le site Internet d’Extrême massage, plusieurs images d’«hôtesses» y figurent, seulement vêtues de lingerie, laissant peu de place à l’imagination. Le formulaire d’embauche en ligne ne demande aucune qualification en massothérapie, mais demande les mensurations et la description physique des «extremegirls», ainsi que trois photos.

Un citoyen s’inquiète du type de clientèle qu’un tel commerce attirera.

«C’est ça le commerce de nuit si vantée par le maire Denis Coderre?», s’indigne un résident du secteur, Patrick McDonnell.

Plusieurs parents du secteur ont exprimé leurs craintes face à ce type de commerce, adjacent à un centre de la petite enfance (CPE) et tout près de deux écoles.

Le conseiller de Ville du secteur, Alexander Norris, souligne que l’arrondissement a déjà mis la police au fait de la situation et qu’une enquête suit son cours.

«Un des premiers engagements de l’administration Coderre était de fermer tous les salons de massage, mais ils n’ont pas ce pouvoir. La vraie question, c’est la question de la prostitution et ça, c’est de compétence fédérale. On comprend les inquiétudes des parents dont les enfants fréquentent le CPE, mais on est dans une société de droits. Il faut d’abord accumuler les preuves», précise M. Norris.

Difficultés
La responsable de la sécurité publique au comité exécutif de la Ville de Montréal, Anie Samson, souligne qu’il n’est pas possible de retirer un permis d’occupation une fois émis.

«Nous pouvons tout de même nous attendre à une certaine vigilance de la part des responsables chargés de l’octroi de permis. Il n’est pas bien difficile de démasquer les intentions de ces commerçants, alors qu’ils s’affichent généralement sur des sites Internet qui laissent peu de place à l’imagination. L’arrondissement n’a pas été suffisamment à l’affût et proactif dans ce dossier», croit Mme Samson.

Une visite a été effectuée à l’établissement par l’escouade Éclipse, la Gendarmerie royale du Canada et la division de la moralité du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), dans le cadre de la campagne contre l’exploitation sexuelle lors de la fin de semaine du Grand Prix de Formule 1 du Canada.

«On a vérifié qu’il n’y avait pas de mineurs dans l’établissement et pas de femmes dans un réseau de trafic humain. On connaît bien la particularité de ce commerce et on va le garder à l’oeil», souligne l’inspecteur du poste de quartier 38, Benoît Amyot.

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