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Nouveau nom pour le parc Claude-Jutra

Retrait de la sculpture de Claude-Jutras au parc. Photo: Isabelle Bergeron/TC Media

Le parc Claude-Jutra, au coin des rues Prince-Arthur et Clark sera renommé Ethel-Stark, en l’honneur de la violoniste montréalaise.

La sculpture de Charles Daudelin hommage au cinéaste québécois a été retirée de l’espace vert il y a deux semaines.

À la suite de la parution d’une controversée biographie sur Claude Jutra, le maire Coderre avait annoncé en février que les endroits rendant hommage à l’artiste à Montréal seraient renommés.

«Pionnière à plusieurs égards, elle a été cofondatrice du premier orchestre symphonique féminin jamais créé au Canada, qu’elle a dirigé près d’une trentaine d’années. La dénomination toponymique « parc Ethel-Stark » contribue ainsi à faire rayonner cette grande personnalité qui, par l’ensemble de son œuvre, aura été à l’avant-garde du monde musical québécois pendant de longues années», soutient le maire Denis Coderre par voie de communiqué.

Ce changement s’inscrit dans l’initiative de l’administration centrale de Toponym’Elles, afin d’augmenter le nombre de Montréalaises inscrites dans la toponymie de la montréalaise.

La chef d’orchestre et musicienne, Ethel Stark, ayant vécu une partie de sa vie dans Le Plateau-Mont-Royal, a été la première Canadienne à exécuter un solo en direct sur les ondes d’une radio américaine, en 1934.

Elle a par la suite été l’invitée d’émissions en Europe et aux États-Unis.

Son premier concert a eu lieu à l’auditorium Le Plateau en 1940.

D’autres lieux ont été renommés en l’honneur de Montréalaises, tel le croissant Claude-Jutra qui rendra désormais hommage à la première réalisatrice et productrice de cinéma, la Française Alice Guy. Ville Mont-Royal a pour sa part décidé de nommer son plus grand parc Vera Danyluk, en mémoire de sa défunte mairesse.

La conseillère de Ville, Émilie Thuillier, lutte depuis plusieurs années pour voir apparaître des rues et parcs en l’honneur d’illustres femmes.

«La toponymie est tellement débalancée. Il faut se fixer des objectifs pour changer la situation. Je crois que Toponym’Elles, c’est un pas dans la bonne direction, mais il faut faire plus», conclut Mme Thuillier.

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