De fil en aiguille
M. Mercadante a fait l’acquisition du commerce, fondé en 1952, en 1975. Fidèle au poste, il se rend presque tous les jours à sa boutique depuis plus de 40 ans. Il continue de se perfectionner, en poursuivant ses études à l’Université du Québec à Montréal entre autres.
Disparition des tailleurs
Celui qui confectionne des habits depuis de nombreuses décennies déplore la disparition du métier de tailleur dans la province. C’est une des raisons motivant son souhait de se diriger vers l’enseignement.
M. Mercadante estime que la formation fournie à Montréal n’est pas complète. « Pour un tailleur, il est très important de savoir coudre à la main, affirme-t-il. Je suis déçu, car au Québec, dans les cours de tailleur, ce n’est pas important. On ne peut pas décider d’acheter des machines à 30 000 $ seulement pour coudre un bouton.
« Il n’y a presque plus de tailleur sur le marché. Les étudiants sortent des institutions scolaires et ils ne sont pas prêts pour le marché du travail. J’ai des stagiaires qui viennent ici et ils ne savent pas comment changer une fermeture éclair rapidement et efficacement. De plus, ils croient qu’ils deviendront des designers à la fin de leurs études, ce qui est faux. »
Malgré cette constatation, le commerçant est toujours passionné par son métier. Ayant déjà dépassé l’âge de la retraite depuis quelques années, il ne déposera pas ses ciseaux de sitôt.
« Quand je vais vendre le commerce, je vais proposer au nouveau propriétaire de travailler quelques jours pour lui. Tant qu’il le voudra ou qu’il aura besoin de moi », souligne-t-il.