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La CCEM prône la concertation

Si la Chambre de commerce de l’est de Montréal (CCEM) reconnaît qu’un travail doit être absolument engagé pour défendre la langue française dans le milieu du travail, la présentation du projet de loi modifiant la Charte de la langue française soulève de nombreuses questions quant à l’application de ces propositions.

Depuis avril 2010, la CCEM collabore avec l’Office québécois de la langue française et la Chambre de commerce Montréal métropolitain au projet d’aide à la francisation des entreprises de moins de 50 employés.

Au cours de la dernière année, la CCEM a fait la promotion du projet auprès de plus de 500 entreprises et a francisé volontairement une trentaine d’entreprises de l’est de Montréal.

Elle a également facilité l’obtention de subvention pour des entreprises pour le remplacement d’outils en anglais, de même que pour aider des nouveaux arrivants dans leur apprentissage du français en leur offrant des cours gratuits.

L’accueil réservé à cette action par les entreprises démontre une volonté de la part d’une majeure partie de la communauté économique de l’Est d’aller de l’avant et une prise de conscience de l’importance de la langue française dans le milieu du travail.

« Si nous considérons qu’il faut effectivement légiférer pour donner un élan vers une réelle amélioration de l’emploi du français dans le cadre du travail, il faut absolument réfléchir aux conséquences qu’aura ce texte de loi sur son application.

« La compétitivité des entreprises passe souvent par le bilinguisme dans le cadre de communications avec certains fournisseurs ou clients à l’extérieur de la province. Il ne faut pas ignorer que l’anglais est aujourd’hui la langue principale des affaires.

« Il faut mettre en place une concertation entre les législateurs et les acteurs économiques qui permettra une amélioration de la situation actuelle du français au travail sans pénaliser les activités économiques.

« L’utilisation de l’anglais est une nécessité tout comme celle de privilégier le français dans le milieu du travail, il faut savoir conjuguer ces deux impératifs », a commenté Denis Risler, président de la CCEM.

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