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Maison Répit-Providence, 20 ans d’aide aux enfants

Photo: Audrey Gauthier/TC Media

Depuis 20 ans maintenant, la maison Répit-Providence œuvre au sein des familles hochelagaises, rosemontoises et de Mercier-Ouest afin de limiter le nombre d’enfants placés dans le système de protection de l’enfance. Même après deux décennies d’efforts, les besoins sont toujours aussi importants.

«Il y a beaucoup de décrochage dans le quartier, c’est-à-dire que les parents abandonnent leurs enfants dans le système, car ils ne sont plus capables de s’en occuper. Des fois, ils veulent les reprendre quelques mois plus tard, mais c’est difficile», indique Isabelle Perreault, directrice générale de l’organisme.

Afin de prévenir le placement, la maison Répit-Providence offre un répit de quelques jours aux membres de la famille en accueillant les enfants de moins de cinq ans.

«Nous ne sommes pas des gardiennes qui accueillent les jeunes pendant que les parents vont à un mariage à Val-d’Or, par exemple. Nous entamons des démarches lorsqu’il y a de la violence, de l’épuisement, des problèmes de consommation, etc.», explique Mme Perreault.

Lorsque les enfants sont reçus à l’organisme, un processus d’aide est effectué avec les parents afin de régler la problématique. Le suivi peut se prolonger sur une année.

«Même si la famille est toute croche, nous travaillons avec elle pour l’améliorer. Nous croyons qu’il est préférable qu’un enfant vive dans sa famille, sauf en cas de négligence grave. Le placement n’est pas positif pour son développement», affirme Mme Perreault.

La grand-maman d’aujourd’hui
Au cours des dernières années, les situations familiales ont changé sur le territoire de la maison répit Répit-Providence.

«Il y a de plus en plus de familles éclatées, isolées ou dont le réseau est déficient. Elles sont seules afin de ‘occuper de leurs enfants. Les organismes sont devenus la grand-maman de l’époque», souligne Karine Joset, intervenante terrain à l’organisme hochelagais.

«Il y a de grands besoins de solidarité dans Hochelaga. Nous travaillons tous ensemble, les organismes et les parents, afin de créer un réseau de soutien», ajoute Mme Perreault.

Au cours de l’année 2013, 76 familles ont été accueillies, ce qui correspond à 159 enfants.

Là pour longtemps
20 ans après sa création par les sœurs de la Providence, l’organisme a toujours sa raison d’être dans le quartier, estime la directrice générale.

«Nous aimons quand un enfant ne vient plus après un an, car ça veut dire qu’il s’en est sorti. Toutefois, les besoins sont toujours aussi présents», fait valoir Mme Perreault.

À la suite des nombreuses coupes dans le milieu communautaire, la maison Répit-Providence n’a pas été touchée. Même si la fermeture n’est pas envisagée, Mme Perreault avoue qu’il est de plus en plus difficile d’obtenir du financement.

«Il nous faut 500 000$ annuellement pour fonctionner et c’est un défi de l’amasser», soutient-elle.

Pour obtenir de l’information sur l’organisme ou pour effectuer un don matériel ou en argent, on visite le www.repitprovidence.com.

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