Montréal-Nord
12:45 10 juin 2020 | mise à jour le: 10 juin 2020 à 12:46 temps de lecture: 3 minutes

Patrick Pichette, ce Nord-Montréalais à la tête de Twitter

Patrick Pichette, ce Nord-Montréalais à la tête de Twitter
Photo: Archives Métro MédiaPatrick Pichette à Montréal en 2014

Patrick Pichette a grandi à Montréal-Nord. Aujourd’hui, il est à la tête du conseil d’administration de Twitter. Une histoire à succès qui ne résume pas en 140 caractères.

L’homme de 57 ans a grandi dans le quartier. Il a fréquenté l’école secondaire Henri-Bourassa à la fin des années 1970, où il a étudié les sciences.

«L’École Henri-Bourassa est toujours fière d’avoir un de ses « Béliers » performer à un haut niveau», a réagi le directeur de l’école, Sébastien Tremblay.

M. Pichette, qui a été nommé chevalier de l’Ordre national du Québec en 2015, était conseiller indépendant de Twitter depuis 2018. Il a aussi été chef de la direction financière du géant Google de 2008 à 2015. Il détient un baccalauréat en administration des affaires de l’Université du Québec à Montréal, en plus d’être titulaire d’une maîtrise en philosophie, politique et économie de l’Université d’Oxford, grâce à une bourse de Rhodes.

Une famille de Montréal-Nord

Le père de Patrick Pichette, Richard, avait choisi d’élever ses trois enfants au coin de la rue des Ardennes et de l’avenue Lamoureux. Il avait ensuite acquis une plus grande maison sur la rue Marcel-Monette.

Aujourd’hui décédé, le père de Patrick Pichette avait témoigné en 2009 du rôle qu’a joué son quartier dans le développement de ses enfants, dans un article produit par la Société d’histoire et de généalogie de Montréal-Nord, dont il était membre.

«Montréal-Nord a été un endroit de prédilection pour élever nos trois enfants. Est-ce que Montréal-Nord peut mener vos enfants quelque part dans la vie? Il n’y a aucun doute. La réussite de nos enfants en est la preuve!»

Patrick Pichette, un amoureux de la nature

M. Pichette est aussi un fervent amateur de plein air. À 19 ans, il abandonne temporairement ses études pendant deux ans pour s’enrôler dans Katimavik et travailler dans la machinerie forestière en Colombie-Britannique.

En 2013, il réunit des investisseurs et achète la réserve de Kenauk, en Outaouais, pour une cinquantaine de millions de dollars afin de la protéger.

Ce geste philanthropique est ce qu’apprécie particulièrement le directeur de l’école Henri-Bourassa

«C’est un financier qui ratisse dans les valeurs environnementales et ça nous rejoint comme école.»

Le directeur admet avoir des difficultés à joindre M. Pichette, mais lorsqu’il réussira, il compte l’inviter à son école secondaire afin de lui dédier le titre de «Bélier d’honneur», une mention réservé aux personnalités marquantes ayant fréquenté l’école.

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