La médiation culturelle : le pont est créé
Voilà maintenant deux ans que Mme Sénat fait la tournée des organismes pour leur proposer d’insérer un volet culturel à l’intérieur même de leur programmation. « Je leur demande ce qu’ils aimeraient découvrir et c’est eux qui choisissent », explique la chargée de projets.
On peut vivre la culture de différentes façons et on peut également l’utiliser de plusieurs façons, croit Mme Sénat. Pour elle, la culture peut agir comme facteur de changement et d’intégration. Elle pense d’ailleurs tout de suite au Centre des femmes interculturel Claire qui, selon elle, peut se servir de cette plateforme pour faire découvrir les traditions québécoises aux nouveaux arrivants.
Activités culturelles sur mesure
L’idée derrière la médiation culturelle est de créer des activités sur mesure qui répondent aux besoins des organismes. La maison des jeunes l’Ouverture, dont la mission est de promouvoir un avenir sain auprès des jeunes de 12 à 17 ans, a collaboré avec l’arrondissement pour offrir à sa clientèle l’activité Cinéma à la carte. Le 18 février, le film Precious, qui aborde, entre autres, la thématique de la persévérance scolaire, sera présenté puis suivi d’une discussion. Le centre des jeunes l’Escale participera à une activité similaire, le 21 février, alors que les adolescents visionneront le documentaire Tête de tuque.
« Par le biais d’activités comme celles-ci, nous voulons piquer la curiosité des gens et leur lancer du même coup le message qu’ils peuvent s’approprier les œuvres et la programmation régulière de la Maison culturelle et communautaire », conclut Mme Sénat.