Montréal-Nord
08:08 1 novembre 2011 | mise à jour le: 14 janvier 2015 à 09:49 temps de lecture: 4 minutes

La famille Migliara, bâtisseurs de père en fils

À l’âge de 17 ans, Calogero Migliara quitte son Italie natale. Le 1er mai 1952, il arrive seul au Canada et s’établit dans la petite Italie. Il occupera divers emplois: préposé à la teinture des manteaux contre l’eau, puis employé dans un abattoir, puis dans une fonderie de poussière de métal et, enfin, dans le domaine de la restauration.

Le 30 janvier 1954, son épouse, Antonietta, le rejoint. Le 27 janvier 1956, naîtra Salvatore, puis le 19 avril 1958, Anna, et enfin, Johnny (Giovanni).

L’année 1955 marquera sa destinée. Calogero occupe un emploi de journalier dans la construction. En 1959, son père le rejoint à Montréal. Il obtient alors un emploi dans la construction. Le père et le fils font équipe dans le domaine du travail. En 1960, Calogero construit son premier triplex; puis il poursuit dans le quartier Saint-Michel la construction de quelques maisons.

En 1964, la petite famille emménage rue des Prairies à Montréal. Calogéro achète un premier terrain sur le boulevard Gouin situé dans la ville de Montréal-Nord. En 1965, d’autres constructions naissent dans les rues Séguin, Wilfrid Saint-Louis et Mackay. C’et le début d’un nouveau concept : la construction de résidences pour personnes retraitées. Les premières grandes réalisations seront les résidences du Confort et de Caroline, en 1971-72, et la résidence du Sault-au-Récollet, en 1976, toutes implantées dans la ville de Montréal-Nord. C’est alors que Salvatore s »associe avec son père. Ils se sont installés à la limite de Montréal-Nord afin d’y bâtir, en 1979, les condominiums « Domaine des Prairies » phases 1 et 2, « Cascades des Prairies » et « Château Beaurivage ».

À la suite de ces réalisations, une partie de leur terrain demeurera inoccupée, car cette partie était située sur le territoire de la ville de Montréal (Rivière-des-Prairies ) qui, elle, ne permettait pas la construction d’immeubles en hauteur. Les Migliara désiraient réaliser leur rêve : la construction d’une tour à logements pour personnes âgées autonomes. Le zonage était résidentiel et demeurait statu quo. Les Migliara décidèrent de vendre une partie de ce terrain afin d’en faire un lotissement résidentiel de dix maisons.

En 1984, la ville de Montréal révisa sa position et accepta de changer le zonage afin de permettre la construction d’immeubles de 8 à 12 étages. Dès l’annonce de cette nouvelle, le rêve devint réalité. Ce fut la construction de la Tour Félix Leclerc (Phase 1). La Résidence au Fil de l’eau accueillit ses premiers résidents à l’automne 1986. En 1988, fut bâtit la Tour Trivoli (Phase 11). Les premiers locataires furent admis à compter du mois de juillet 1990. La ville de Montréal demeurait propriétaire d’un terrain à l’est de la Résidence. Les Migliara achetèrent ce terrain afin d’y construire un immeuble de 21 étages. Les nouveaux arrivants en prirent possession en juillet 2000.

Salvatore décida de réaliser le rêve de son père : s’engager dans le projet d’agrandissement de la Tour Félix Leclerc afin de lui redonner un nouvel élan. Il procéda à l’ajout d’une tour de 20 étages et de nouvelles aires communes. La Résidence accueillit ses nouveaux résidents à l’automne 2004.

La relève de l’entreprise est maintenant assurée par la participation de deux fils de Salvatore et Johanne, Charlie et Anthony.

Dans les années 1986, Johanne, se joint à Salvatore et Calogero. Elle occupait la fonction de directrice de la Résidence au Fil de l’eau. À titre d’administratrice elle avait la responsabilité de la location résidentielle avec la collaboration de Mme Landry, la responsable du secteur loisirs.

Après quelques années de maladie, Calogero Migliara s’est éteint le 26 décembre 2003. Il laissa son épouse Antonietta, ses enfants Salvatore, Johnny (Giovanni) et Anna, ses brus Johanne et Anna, son gendre Marco et huit petits-enfants. La communauté de Montréal-Nord perdait un bâtisseur qui a participé activement à son développement immobilier.

Cette histoire est l’accomplissement d’un rêve d’une famille et il a pu être réalisé grâce à l’ambition de gens de cœur qui avaient comme objectif de rendre la vie de gens âgés le plus agréable possible. La preuve en fut faite puisque les Migliara, Salvatore et Johanne, ainsi que l’ensemble du personnel, furent les récipiendaires de deux Roses d’Or, programme d’appréciation des résidences privées pour aînés autonomes du Québec.

En 2011, La Résidence au Fil de l’eau a fêté 25 ans !

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