Un gouvernement sectaire qui se paye la traite
Le député de Bourassa indique qu’il a participé à 156 des 159 votes du marathon tenu pendant 26 heures au parlement, alors que les partis d’opposition ont tenté de ralentir l’adoption du projet de loi omnibus C-38 sur la mise en œuvre du budget. Cette brique de plus de 400 pages contient de nombreuses mesures qui apportent des changements importants aux règles touchant à l’assurance emploi, aux évaluations environnementales et à l’immigration, notamment.
C’est un gouvernement complaisant, arrogant, dit M. Coderre à propos du gouvernement Harper et de C-38. « On a entendu beaucoup de choses du côté de Québec et de Montréal, mais il y a beaucoup de choses qui se sont passées du côté d’Ottawa au détriment des Québécois. La fameuse loi C-38, c’est une loi fourre-tout, et comme je me plais à le dire, dans le mot fourre-tout il y a le mot fourrer, alors c’est une loi pour fourrer le monde », s’exclame M. Coderre au bout du fil.
« Il y a plein de choses, quand on fouille dans les 425 pages on voit que ça n’a pas de bon sens », se désole le député de Bourassa selon qui les conservateurs, puisqu’ils sont majoritaires, pensent qu’ils peuvent tout faire. « Ils se sont payé la traite! »
Gouvernement sectaire
« C’est un gouvernement qui est sectaire, qui est mu par une idéologie qui est dogmatique. Quand on a un gouvernement qui pense que les Pierrafeu c’est un documentaire, on a un problème. Quand on ne pense pas comme eux autres au niveau scientifique, ils bâillonnent le monde », poursuit M. Coderre.
« Ça a été une session chargée lors de laquelle on a joué notre rôle et tenté de faire des amendements. On a été à l’affut, mais évidemment c’est un gouvernement majoritaire alors le résultat est le même. Mais il faut continuer, parce que trois ans, ça arrive vite », dit-il, en faisant référence aux prochaines élections fédérales.
C-38 a quelque peu été passé sous silence en raison du conflit étudiant, reconnait Denis Coderre. Mais plusieurs aspects de C-38 touchent directement les électeurs de Montréal-Nord, affirme-t-il, citant les changements qui viennent d’être apportés à la législation sur l’immigration, l’assurance emploi ou les droits d’auteur.