Des voies réservées aux autobus dans les plus brefs délais
« Il faut déployer l’offre de service de transport collectif sur l’ensemble du territoire de la façon la moins coûteuse. C’est-à-dire, des voies réservées aux autobus. Il faut offrir du service là où il n’y en a pas. »
Selon elle, les travailleurs ne veulent pas zigzaguer en autobus dans leur quartier pour cueillir les autres usagers; ils veulent se rendre directement du point A au point B. Il faudrait donc aménager plus de points d’entrées au réseau de transports collectifs où les utilisateurs peuvent se regrouper. Par exemple, des stationnements incitatifs en marge des grandes artères.
Mais la précarité financière de la Ville et de la Société de transport de Montréal (STM) rend difficile la bonification de l’offre de services.
« On n’est pas dans l’ère de décupler l’offre, mais dans l’ère de la mise à niveau des infrastructures existantes », fait valoir Mme Junca-Adenot.
Densifier les quartiers
L’ancienne présidente de l’AMT ajoute que la diversification des moyens de transport collectif n’est qu’une pièce du casse-tête.
« Les prochains développements doivent essayer de créer des quartiers multifonctionnels. Il faut choisir de construire autour de pôles de transport collectif, si possible, là où il y a déjà des emplois. Il faut mêler commerces, services, employeurs et résidences. En faisant cela, vous venez de travailler sur la congestion. »
Mais les quartiers ne vivent pas en autarcie; il faut une conception régionale du développement, plaide-t-elle. Le Plan métropolitain d’aménagement et de développement (PMAD), qui comporte un volet sur la mobilité, pourrait jouer ce rôle.
Mais encore faut-il que «les mesures se mettent en place et que tout le monde marche dans le même sens, indique Mme Junca-Adenot. Pour l’instant, il n’y a pas de chef d’orchestre unique.»
Autre texte