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Travaux de la rue Sainte-Anne: cinq mois de retard

Près de vingt citoyens se sont réunis au centre Harpell, mardi soir, pour assister à la séance du conseil municipal de Sainte-Anne-de-Bellevue. Certains sujets sont revenus au micro pour la énième fois lors de la période de questions, notamment les travaux de la rue Sainte-Anne qui tardent à s’achever et l’éventuel transfert de l’hôpital des vétérans aux autorités provinciales.

Travaux: un retard considérable

Les travaux de réfection de la rue Sainte-Anne sont en voie d’être achevés. C’est du moins ce qu’a indiqué le directeur général de Sainte-Anne-de-Bellevue, Martin Bonhomme, en entrevue avec le journal Cités Nouvelles mardi soir.

«Les travaux d’enfouissement des conduits devraient finir la semaine prochaine. Les trottoirs devaient être commencés aujourd’hui (mardi), mais il y a eu un peu de retard. On prévoit finir les travaux pour la mi-novembre», explique-t-il.

La phase 3 des travaux, entreprise en septembre 2011 sur la portion commerciale de la rue, devait au départ être terminée deux mois plus tard. Lors d’une séance d’information pré-travaux, le chargé de projet de la firme BPR, Janick Lemay, avait déclaré que les travaux seraient complétés, cette année, pour la Saint-Jean-Baptiste dans le pire des scénarios.

Près de quatre mois après l’ultimatum, les travaux ne sont toujours pas terminés. Selon Martin Bonhomme, des imprévus ont retardé le déroulement normal des activités. «On a pris deux semaines de retard, parce qu’on a trouvé deux conduits d’Hydro-Québec en creusant. Personne ne savait qu’ils étaient là et on ne pouvait pas travailler avant qu’Hydro vienne les refaire. Nous avons ensuite reporté les travaux à l’automne pour aider les commerçants en période estivale», avait expliqué le directeur général de Sainte-Anne-de-Bellevue, Martin Bonhomme, lors de la séance du conseil du 9 juillet.

Trois mois plus tard, M. Bonhomme se dit insatisfait du déroulement des choses. «Je suis très déçu que l’échéancier n’ait pas été respecté. Il y a eu de grosses coquilles en cours de route. L’entrepreneur a aussi une responsabilité. On souhaite qu’il y ait plus d’action sur le chantier pour que les travaux finissent au plus tôt», avoue-t-il.

Du côté de la Société de développement commerciale (SDC) de Sainte-Anne-de-Bellevue, le président Jean-Claude Provost, qui est aussi propriétaire du café Au bout de l’isle, considère que la situation est inacceptable. Selon lui, ce retard est injustifiable et quelqu’un doit bien avoir une responsabilité. «La Ville nous a assuré que la rue ne serait plus jamais barrée à partir du 4 septembre, mais ils la ferment encore tous les jours à partir de 7h le matin. L’entrepreneur nous dit qu’il n’a jamais dit ça, la Ville dit que l’entrepreneur nous ment, on ne sait plus qui croire», explique M. Provost. «Cette année, les commerçants du secteur ont perdu 50% de leur clientèle et nous n’avons aucune compensation», dit-il.

La SDC a reçu 5000$ de la Ville pour faire de la publicité pendant les travaux, une forme de dédommagement, mais M. Provost estime que ce n’est pas assez.

L’aménagement final de la rue devrait être complété au printemps prochain.

Perte de revenus importante

Un citoyen a profité de la période de questions pour demander au conseil quel serait l’impact du transfert de l’hôpital des vétérans du fédéral au provincial sur les finances de Sainte-Anne-de-Bellevue.

Le 27 avril dernier, le gouvernement du Canada et le gouvernement du Québec ont signé un accord de principe en vue du transfert éventuel de l’institution. L’Hôpital Sainte-Anne, qui relève du gouvernement du Canada, tombera entre les mains de Québec au printemps.

Selon le citoyen, ce transfert occasionnera une perte de revenus de près de 2M$ pour la Ville de Sainte-Anne-de-Bellevue. Martin Bonhomme a corroboré cette affirmation. «Le fédéral et le provincial calculent différemment les en-lieux de taxes qu’ils doivent à une Ville pour une propriété. Notre vérificateur externe a mené une étude pour vérifier quel serait l’impact du transfert de cet hôpital. Il a conclu que nous allons perdre environ 2M$», a-t-il affirmé au journal Cités Nouvelles.

Le directeur général dit n’avoir aucune solution concrète pour compenser le manque à gagner pour l’instant. «Nous devons travailler là-dessus avec le ministère des Affaires municipales et le ministère de la Santé pour trouver des solutions», conclut-il.

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