Moins de plaintes, mais des problèmes de comportement
Audrey Leduc-Brodeur
Le nombre de plaintes médicales portant sur le comportement au CSSS de l’Ouest-de-l’île représente le double de ce que l’on retrouve dans les autres établissements hospitaliers de l’île de Montréal.
C’est le constat qu’a fait le Dr Louis de Repentigny lors du dernier conseil d’administration, lui qui a été nommé médecin examinateur dans l’Ouest-de-l’île en 2010 à la Commission aux plaintes et à la qualité des services. «Le pourcentage de plaintes concernant les relations interpersonnelles dans l’Ouest-de-l’île est nettement plus élevé. Dans la région, 50% des plaintes médicales sont reliées au comportement alors ce que pourcentage se chiffre à 24% à Montréal», a-t-il expliqué lundi dernier.
Les dénonciations de comportement peuvent être liées à des cas d’impolitesse, de manque d’écoute, d’attitude non-verbale négative ou de violence physique ou verbale.
Depuis le début de l’année 2011-2012, le CSSS de l’Ouest-de-l’île a enregistré 209 plaintes générales, une diminution non négligeable si l’on compare avec les résultats des années précédentes. En 2008-2009, le regroupement des établissements hospitaliers de la région avait fait face à 414 plaintes alors qu’il en avait reçu 275 en 2009-2010.
Presque le quart des plaintes de cette année porte sur le travail fait par le Conseil des médecins, dentistes et pharmaciens du Québec (CMDP) dans les établissements santé de l’Ouest-de-l’île.
Au CSSS, on dit encourager les patients à effectuer des plaintes. «Pour nous, c’est une bonne façon de s’améliorer et de réviser nos façons de faire», explique Sandrine Charpentier porte-parole du CSSS de l’Ouest-de-l’île.