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Les CLD seront abolis, dit le ministre des Finances

Abbondanza Anthony - TC Media
Les PME ne pourront bientôt plus recevoir l’aide financière indispensable, pas plus que les avis de leur Centre local de développement pour la simple et bonne raison qu’ils seront abolis, a appris TC Media.

:Le ministre des Finances Carlos Leitão a pris quelques minutes pour rencontrer la presse au terme d’une conférence qu’il prononçait devant les membres de la Chambre de commerce de l’Ouest-de-l’Île, vendredi midi, à l’Hôtel Marriott Terminal Aéroport de Montréal.

Le ministre venait entretenir les gens d’affaires sur l’état des finances publiques et la nécessité d’apporter des changements dans les dépenses des programmes de la province.

«Il y aura un changement dans le système. Les CLD tel que nous les connaissons seront abolis», a confié M. Leitão, député de Robert-Baldwin.

Le réseau des CLD a été mis sur pied en 1998. Auparavant, les municipalités géraient bien souvent des corporations de développement économiques. L’année dernière, le réseau a reçu 78 millions$ en financement de Québec pour contribuer à l’essor des entreprises de leurs territoires.

Leur mandat actuel, le développement économique régional, retournera sous la gestion des municipalités, a affirmé M. Leitão.

Le gouvernement libéral n’a pas encore complètement dévoilé les composantes de la nouvelle structure, mais elle ne se déclinera à pas Montréal de la même manière qu’en régions.

«Montréal est beaucoup plus complexe et a besoin d’une configuration différente», estime le ministre des Finances.

Plus coûteux par les villes?

Cette nouvelle configuration ne fera pas économiser beaucoup d’argent au trésor public, craint Nicolas Roy, directeur général du CLD de l’Ouest-de-l’Île, à la fois surpris et déçu par cette annonce.

«Au sein d’une ville, le niveau de services que nous offrons serait plus coûteux», a-t-il mentionné à TC Media.

Le CLD a transformé une subvention de 1 million$ du gouvernement provincial en une activité économique de 7,5 millions$ en 2013, permettant la création de 1000 emplois. L’organisme a aussi accordé 900 000$ en aide financière aux entrepreneurs du secteur.

«C’est tellement étonnant parce que c’est un outil qui contribue à créer de la richesse pour le Québec», a ajouté M. Roy.

Le directeur exécutif de la Chambre de commerce de l’Ouest-de-l’Île était lui aussi étonné d’apprendre l’éventuelle abolition des CLD. Joseph Huza souligne que l’exercice représentera un grand défi pour les villes défusionnées.

«[Carlos] Leitão a dit qu’une structure serait mise sur pied pour les prêts et subventions, mais je ne crois pas que les municipalités pourront s’en occuper: il y aura un organisme central pour ça. Mais c’est ce que les CLD pourraient faire. Je ne crois pas que les municipalités soient nécessairement compétentes en la matière.»

Il ajoute que les municipalités devront travailler en équipe dans leur nouvelle tâche pour aider tout type d’entreprises dans l’Ouest-de-l’Île – de celles qui sont naissantes à celles qui sont déjà bien implantées.

Quand le gouvernement libéral a été élu en avril dernier, le premier ministre Philippe Couillard et son trio économique formé de Carlos Leitão, Jacques Daoust et Martin Coiteux ont promis de concentrer leurs énergies à la création d’emplois, l’économie et l’entrepreneuriat.

«C’est ce que nous faisons», rappelle M. Roy.

Cependant, le directeur général du CLD est ouvert à l’idée de travailler avec les municipalités pour s’assurer que les besoins des entrepreneurs locaux soient comblés, si bien sûr les municipalités veulent bien coopérer.

 

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