Ouest-de-l’Île

Près de 40 000$ d’amendes pour les restaurateurs de Pierrefonds-Roxboro

motion chefs of a restaurant kitchen Photo: Archives TC Media

Les établissements de Pierrefonds-Roxboro ont écopé depuis 2013 plus de 36 350$ d’amendes liées à l’insalubrité des aliments. L’arrondissement se situe au quatrième rang des commerces de L’Ouest-de-l’Île en infractions, derrière Côte-des-Neiges – Notre-Dame-de-Grâce, Saint-Laurent et Verdun.

Selon les données compilées par TC Media, dix établissements de l’arrondissement ont reçu à eux seuls une vingtaine d’amendes en deux ans.

Que ce soit des restaurants, des dépanneurs, des supermarchés ou encore des boucheries, la propreté des lieux et des équipements ainsi que la température des aliments sont les infractions les plus régulièrement constatées.

«C’est un fléau qui est réparti dans tous les quartiers de Montréal, explique Ginette Bourgeois, formatrice au Centre d’expertise et de recherche de l’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec. Ça n’a aucun rapport avec le type d’établissement, mais avec les individus et leurs habitudes de travail».

Les établissements de L’Ouest-de-l’Île, soit de Saint-Laurent à Ste-Anne-de-Bellevue, en passant par le Sud-Ouest et Outremont, ont reçu depuis 2013 plus de 460 000$ d’amendes pour insalubrité des aliments. Ce chiffre représente environ la moitié des infractions enregistrées à Montréal.

La facture des établissements de l’agglomération montréalaise s’élève à plus de 1M$. Le Restaurant Bahay Kubo, situé sur l’avenue Van Horne à Côte-des-Neiges, se classe premier au palmarès montréalais avec une facture de 16 550$.

15 500$ d’amende en 2 ans
Le restaurant Nouveau Maison Kam du boulevard Pierrefonds est l’établissement qui a accumulé le plus d’amendes à Pierrefonds. Ce dernier a été condamné à verser 15 500$ pour cinq constats d’infraction. Le Restaurant Lahore Karahi suit avec un total de 4300$, alors que le Restaurant Pushap a dû verser 3500$.

«Un avis d’infraction est généralement donné en avertissement avant la recommandation d’une poursuite judiciaire, explique Geneviève Dubé, porte-parole des affaires publiques de Montréal. Si une situation d’infraction ne se règle pas, les poursuites judiciaires et les amendes peuvent s’accumuler».

Formation
Pour améliorer les conditions de salubrité, le MAPAQ a instauré il y a sept ans une formation obligatoire en hygiène. Toutefois, les propriétaires des établissements ne la prennent pas toujours au sérieux.

«Certains qui suivent la formation veulent sincèrement s’améliorer. Mais souvent, c’est par obligation, et quand ils retournent dans leur milieu de travail, ils retombent malheureusement dans leurs habitudes», explique Mme Bourgeois.

Cette ancienne inspectrice explique avoir même vu certains propriétaires préférer payer l’amende plutôt que de régler les problèmes qui ont mené aux infractions par souci d’économie.

En collaboration avec Naël Shiab

Infractions à Pierrefonds-Roxboro Tableaux amendes

 

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