Commémorations du 11 novembre: 300 personnes se souviennent à Pointe-Claire
Quelques centaines de personnes se sont réunies au cimetière Champ d’Honneur National à Pointe-Claire hier afin de commémorer le jour du Souvenir mais, signe du temps, aucun vétéran de la seconde guerre mondiale ou de la guerre de Corée n’était présent.
«Peu importe la nationalité, la date qu’ils sont morts au combat, il faut se rappeler d’eux. Nous nous souviendrons. Ils sont morts pour notre liberté. Ils sont morts pour qu’on soit là aujourd’hui», a dit Maurice Noreau, capitaine dans la troisième batterie de la deuxième artillerie de Montréal.
Pour Jean-Luc Fournier, un ex-ingénieur militaire du quatrième escadron du génie qui a servi de 1964 à 1986, le jour du Souvenir est également l’occasion de se rappeler que si on veut la paix, il faut quand même être prêt pour la guerre.
Cérémonie
Plus de 300 personnes ont rendu hommage aux soldats tombés au combat lors de la cérémonie traditionnelle du 11 novembre au Champ d’honneur.
Les célébrations, tout en sobriété, ont inclu le chant «Ave Verum» de Mozart interprété par l’Ensemble vocal Opus 16.
Après l’hymne national, l’invité d’honneur de la cérémonie, le maire de Beaconsfield, George Bourelle a prononcé une allocution. Le lieutenant-colonel et aumônier Roger Boulet a par la suite récité une prière.
Alors qu’un clairon militaire a sonné le dernier appel, deux minutes de silence ont ensuite été marquées au début et à la fin par un coup de canon. Après l’interprétation de la Complainte à la cornemuse, la sonnerie du réveil a été interprétée par le clairon.
Le dernier appel et la sonnerie du réveil sont des hymnes de clairon militaires traditionnelles qui signalent le début et la fin du jour.
Rachel Gélinas de l’école secondaire Odyssée des jeunes et Anne Katherine Gratton de l’école primaire St-Rémi de Beaconsfield ont lu l’Acte du Souvenir, une partie du célèbre poème de Laurence Binyon, «Pour ceux morts au champ d’honneur».
Le poème «Au Champ d’honneur», écrit par le lieutenant-colonel John McRae en 1915 a été récité en français et cette lecture a été suivie par l’interprétation du poème par l’Ensemble vocal Opus 16. Le traditionnel dépôt des couronnes a suivi.
La chanson «Quand les hommes vivront d’amour» de Félix Leclerc a aussi été chantée lors de la cérémonie qui s’est terminée par le dépôt des couronnes.