Hôpital Sainte-Anne: près de 320 employés refusent leur offre de transfert
Plusieurs postes seront à combler à l’Hôpital Sainte-Anne des anciens combattants à Sainte-Anne-de-Bellevue alors que près de 320 employés ont refusé leur transfert sous la juridiction du gouvernement provincial prévue le 1er avril.
«Avec tous ces employés qui quittent, ça va être très difficile de combler les postes surtout qu’on va être moins attrayants qu’avant au niveau des salaires», avance Jonathan Deschamps, le secrétaire et trésorier du syndicat des employés-e-s des anciens combattants (SEAC) de l’Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC) qui représente environ 60% des employés de l’hôpital.
Les quelques 510 employés affiliés au SEAC avaient jusqu’au 2 janvier pour accepter leur transfert vers le nouvel employeur. Une proportion de 44% d’entre eux a refusé parce qu’ils ne pouvaient conserver leurs acquis notamment en matière d’assurance.
Selon le SEAC, aucune disposition n’a été négociée par le Fédéral pour ce qui est de l’assurance vie, l’assurance santé, l’assurance hospitalisation ainsi que les soins dentaires.
«Ceux qui auront accepté l’offre de transfert pourraient subir une période de 30 à 90 jours sans assurances, le temps d’accéder au régime de protection de la fonction publique québécoise, indique M Deschamps. Il ne faut pas tomber malade dans cette période!»
Près du tiers des 290 membres du chapitre local de l’institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPSTC), le syndicat qui représente les infirmières, les médecins et spécialistes de l’hôpital ont, quant à eux, choisi de refuser l’offre de transfert. C’est un peu moins d’une centaine d’entre eux qui prendront leur retraite ou iront travailler ailleurs.
L’hôpital prodigue des soins exclusifs et spécialisés aux anciens combattants, dont la moyenne d’âge est de 90 ans. Il y avait en juin 120 lits de disponibles sur 446.
L’objectif du changement de juridiction est de combler les lits vacants en offrant des soins à un public élargi. L’établissement qui relève actuellement du fédéral n’a pas l’autorité de traiter d’autres personnes que les vétérans.
Le service des communications du Centre Intégré Universitaire de Santé et Services Sociaux (CIUSSS) de l’Ouest-de-l’Île n’a pas retourné nos appels.