Ouest-de-l’Île
18:04 21 janvier 2016 | mise à jour le: 21 janvier 2016 à 18:04 Temps de lecture: 3 minutes

Bureaucratie: Pointe-Claire fait piètre figure

Bureaucratie: Pointe-Claire fait piètre figure
Photo: Rob Amyot/TC Media

Pointe-Claire arrive en 93e position au palmarès des 100 villes les plus populeuses au Québec par rapport à la complexité bureaucratique pour les nouveaux commerces selon la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI).

Le palmarès classait les municipalités selon la lourdeur de leur réglementation pour les petites et moyennes entreprises (PME).

«J’aurais aimé mieux voir Pointe-Claire en première place. Par contre, un de nos principaux objectifs, c’est la qualité des services aux citoyens. On continue de les améliorer», affirme le maire de Pointe-Claire, Morris Trudeau.

Pour chaque municipalité, l’enquêteur de la FCEI a accordé une note pour la facilité à obtenir toute l’information nécessaire sur le web et par téléphone à l’ouverture d’un commerce, dans ce cas-ci une restaurant. Il a évalué la qualité de l’information fournie ainsi que le nombre de permis nécessaires, le coût et les délais. Au final, une note sur 100 était accordée aux municipalités.

Pas de réponses
La Ville de Pointe-Claire a perdu bien des points dans l’enquête en ne répondant pas aux six questions envoyées par courriel par l’enquêteur de la FCEI.

«Je n’ai pas vu le courriel en question. Ce n’est pas normal comme situation, admet le maire. Si quelqu’un veut ouvrir un commerce de quelque nature que ce soit à Pointe-Claire, nous allons tout faire pour l’aider».

En comparaison, la Ville de Kirkland a répondu de manière très précise et rapide à la demande d’information formulée. Un employé du service de l’urbanisme a téléphoné trois jours après l’envoi du courriel. Les réponses étaient précises autant à l’oral qu’à l’écrit. Quelques semaines plus tard, une liste de lieux susceptibles d’accueillir un restaurant a même été envoyée.

Pointe-Claire a également perdu des plumes pour le délai d’obtention de permis de restauration qui est de 30 jours ainsi qu’au niveau du coût de licence d’exploitation de 105$. En comparaison, Victoriaville qui se classe au premier rang des municipalités du Québec, a un délai d’obtention de licence de 10 jours ainsi qu’un coût de licence d’exploitation de 0 $.

Selon le maire de Pointe-Claire, le service AccèsCité bientôt disponible devrait simplifier et accélérer les relations avec la ville pour les entrepreneurs. Le système a déjà été adopté par plus de 300 villes permettant à diverses clientèles d’obtenir de l’information sur plusieurs sujets, notamment la règlementation.

Lourdeur bureaucratique
Avant de sonder les villes, la FCEI a mené une enquête auprès de ses membres pour connaître les principaux irritants pour les entreprises. La règlementation municipale était arrivée en tête des irritants avec 23%.

La FCEI est le plus grand regroupement de petites et moyennes entreprises du Canada, comptant 109 000 membres, dont 24 000 au Québec.

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