80 M$ de plus pour les prêts et bourses aux étudiants
Des milliers d’étudiants québécois pourront profiter d’une aide financière aux études bonifiée, en provenance d’Ottawa à compter de septembre. Québec a annoncé jeudi une somme de 80 M$ dont bénéficieront 157 000 personnes.
Conséquemment à cette annonce, plus de 146 000 bénéficiaires du Programme de prêts et bourses profiteront d’une bonification des frais de subsistance, comme le loyer, la nourriture et l’électricité. Ils recevront en moyenne 462$ de plus en bourse annuellement. Cette mesure représente 68,9 M$ de la somme annoncée.
11 000 chefs de famille monoparentale aux études toucheront quant à eux en moyenne 994$ de plus en bourse par année, une initiative d’une valeur de 11,2 M$.
La ministre de l’Enseignement supérieur, Hélène David, en a fait l’annonce à l’Association Cigogne, soit l’Association pour les Parents-Étudiants, située à proximité de l’Université de Montréal.
Nouvelles mesures
La ministre a également annoncé que Québec allait rendre plus accessible l’aide financière sous forme de prêt aux étudiants à temps partiel.
Le Programme de remboursement différé, qui permet aux étudiants en situation financière précaire de rembourser leur dette d’études, a aussi été bonifié.
Près de 250 étudiants, dont le domicile n’est pas accessible par voies routières, pourront profiter d’un deuxième aller-retour par session pour retourner dans leur famille.
Une modification sera apportée au Règlement sur l’Aide financière aux études pour permettre aux étudiants-parents d’un enfant ayant un handicap de conserver leur statut d’étudiant réputé à temps plein même lorsque celui-ci aura atteint l’âge de 21 ans.
La valeur de ces nouvelles mesures dépasse les 3 M$.
Réax
Présents lors de l’annonce, l’Union étudiante du Québec (UEQ) et la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) ont salué l’annonce de la ministre David. «L’essentiel de nos demandes a été entendu, le montant qui provient d’Ottawa retourne dans les poches des étudiants», indique Nicolas Lavallée, président de l’UEQ.
Même son de cloche du côté de l’Association Cigogne, qui accueille chaque année 250 parents étudiant à l’Université et au Cégep. «Ce sera d’une grande aide pour les familles monoparentales, et plus particulièrement les mères, qui sont plus nombreuses à bénéficier de nos services», soutient Luz Stella Hernandez, la directrice de l’organisme.
Plus de 90% des chefs de famille monoparentale aux études sont des femmes, selon les données du ministère de l’Éducation supérieure.
C’est notamment le cas de Valérie Brave, une mère monoparentale de 35 ans qui fréquente l’Association Cigogne. La jeune femme, qui étudie à l’Université Concordia, salue l’annonce du gouvernement provincial.
«C’est apprécié, c’est vraiment une situation difficile pour les parents, surtout à l’université», estime la mère d’un garçon de quatre ans. Par contre, je ne pense pas que ça va sortir les étudiants parents de la pauvreté. J’espère que les échanges vont se poursuivre pour améliorer la condition des étudiants.»
Il en coûte 392$ par mois en frais de subsistance pour une personne aux études ou en stage à temps plein résidant chez ses parents et 837$ par mois pour une personne ne résidant pas chez ses parents, selon des données publiées par le ministère de l’Enseignement supérieur.