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Coopérative de solidarité du Suroît: Jacqueline Gremaud se défend de tout conflit d’intérêts

La conseillère municipale du district Jeanne-Mance, Jacqueline Gremaud, se défend de tout conflit d’intérêts dans le dossier de la Coopérative de solidarité du Suroît.

Catherine Bouchard

«Ce n’est pas moi qui possède un condo, c’est l’entreprise de mon mari. Moi, je n’ai rien à voir là-dedans, je n’ai aucune part dans sa compagnie. De plus, la propriété en question n’est pas du côté du Suroît et il y aura éventuellement une construction à 4,5 mètres de ses fenêtres, tel que le permet le règlement municipal, de toute façon. Lui, il s’en fout, il n’a pas de fenêtre qui donne sur le stationnement Manseau», explique Mme Gremaud. Rappelons que l’élue est conseillère du district concerné et présidente du Comité consultatif d’urbanisme qui avait approuvé le projet un mois avant son entrée en poste.

La conseillère municipale affirme toutefois avoir consulté le commissaire à l’éthique de la Ville de Montréal dans ce dossier. Ce dernier lui aurait assuré qu’elle n’était pas biaisée. «Il m’a dit que je pouvais voter sur la question et qu’il n’y avait pas de problème. Quand la mairesse nous présentera les conclusions des juristes et du contentieux qu’elle a consulté et que nous passerons au vote, je voterai. Je n’ai toutefois pas plus de pouvoir que les autres conseillères.»

Le conseiller à l’éthique de la Ville de Montréal, Guy Gilbert, a d’ailleurs confirmé la version des faits de Mme Gremaud. «Avec les informations que Jacqueline Gremaud m’a fournies, je lui ai dit que je ne voyais pas de conflits d’intérêts. Je lui ai aussi mentionné de ne pas voter si elle ne se sentait pas à l’aise. Elle m’a répondu qu’elle se sentait bien dans tout cela. Se prononcer sur des projets, c’est un devoir d’élu», rappelle M. Gilbert.

Pas en charge du dossier

L’Outremontaise rappelle qu’elle n’est pas en charge du dossier, même si ce dernier est dans son district,  et elle assure avoir rencontré les gens du Suroît. Ces derniers ont pour leur part l’impression qu’elle prend parti. «Elle nous a rencontrés une seule fois et durant ses rencontres, elle paraissait effectivement favorable et compréhensive de notre démarche. Par contre, elle a rencontré plusieurs fois les gens du 950 rue Champagneur. Ça nous donne l’impression qu’elle prend position», explique le porte-parole de la Coopérative de solidarité du Suroît, Christian Corbeil.

La conseillère municipale mentionne comprendre l’impatience des gens du Suroît. «Je comprends tellement les gens de cette coopérative qui ont l’impression que ça avance pas. Seulement, c’est un projet financé à 55 pourcent par la Ville, avec vos taxes! Il faut s’assurer que tout est fait dans les règles», continue l’élue.

Jacqueline Gremaud avait haussé le ton en réponse aux instigateurs de la Coopérative de solidarité du Suroît lors du dernier conseil d’arrondissement, en réaffirmant n’être «ni pour ni contre» le projet. Mentionnons également que la conseillère a affirmé à quelques reprises en entrevue qu’il y aurait «des conséquences» si L’Express publiait «quoi que ce soit sur (son) mari ou les avoirs de (son) mari.»

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