« Regardez les expériences de vie avant de choisir… »
C’est le 29 septembre dernier que Raymond Bachand a officiellement poser sa candidature pour succéder à Jean Charest à la tête de son parti. « Nous sommes arrivés à mi-campagne avant Noël, et le vote final aura lieu le 17 mars soit dans huit semaines », compte le candidat. « Cette campagne se passe dans le respect et une certaine quiétude. N’oublions pas que mes adversaires sont aussi d’anciens, voire de futurs collègues dans un prochain gouvernement. »
« Cette campagne à la direction du PLQ permet de développer de nouvelles idées et de réaffirmer les valeurs du Parti libéral, mais aussi les valeurs portées d’une façon plus personnelle et j’invite les militants et les gens que nous rencontrons à regarder les expériences de vie avant de choisir le prochain chef. »
« Il faut redonner confiance aux militants et pas seulement eux, aux Québécois en général qui partagent ces mêmes valeurs libérales. Dans l’essentiel, les gens veulent de meilleurs soins de santé, une éducation plus solide, des formations professionnelles pour eux-mêmes et leurs enfants et bien sûr défendre la promotion de la langue française », résume Raymond Bachand.
« La question de l’intégrité revient souvent dans les questions. Tout d’abord parce qu’il s’agit de l’argent du contribuable, mais ce qui inquiète les gens, ce qui ressort des discussions, ce n’est pas seulement le détournement de quelques bandits, mais surtout l’infiltration du crime organisé sur les chantiers et dans les instances décisionnelles. »
« Avoir confiance en politique est un défi collectif. Il faut faire confiance aux jeunes. Ils sont intéressés plus qu’on ne le croit par la politique, au sens global et selon des thèmes liés à l’environnement ou les décisions internationales. La commission Jeunesse du PLQ représente tout de même un tiers des délégués du parti et une de mes premières rencontres publiques s’est faite avec 300 jeunes dont 290 n’avaient pas leur carte du parti ! »
À « battre la campagne », le candidat Bachand se rend compte que « les aspirations se ressemblent entre les citadins des métropoles et les gens des régions. Il existe toutefois un profond désir d’autonomie, d’adaptation des règles de l’État aux conditions de vie et aux enjeux locaux. Une grande inquiétude des régions, c’est comment résoudre les besoins de main-d’oeuvre et comment l’immigration pourrait y répondre. »
Les atouts du champion d’Outremont
« Face à mes adversaires, je mets en avant une solide expérience en politique et sur des dossiers nationaux d’importance J’aurais passé sept années au gouvernement en portant la responsabilité de quatre grands ministères. À cela j’ajouterai mon expérience internationale et les nombreuses missions économiques que j’ai dirigées aux quatre coins de la planète pour défendre le Québec. Et enfin mon implication de longue date dans les milieux communautaires. »
« Je reste préoccupé sur le long terme par notre capacité à assumer notre solidarité sociale et notamment les retraites et les aides familiales. Il faut près de 4 % par an de croissance pour maintenir notre budget et assumer notre responsabilité sociale nationale. »
« Mais le Québec se défend bien. Alors que nous étions à 10 points de moins de la moyenne nationale canadienne ces 10 à 15 dernières années, nous avons réussi à rattraper ce retard et même à le dépasser un peu plus », détaille le champion de la circonscription d’Outremont.
« La campagne continue. Le débat en anglais aura lieu samedi et abordera tous les enjeux. Puis nous serons à Gatineau dimanche pour le troisième débat en français sur le thème « Comment mieux aider ceux qui en ont besoin ». Le quatrième débat aura lieu à Rimouski et, à sa demande, le samedi 2 février prochain autour du développement économique du Québec. Un dossier que Raymond Bachand connaît bien.