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Quand le reboisement inspire l'art comtemporain

Joanny-Furtin Michel - TC Media
«Les terres dévastées par la déforestation, et le renouveau qu’on y retrouve, demeure une inspiration pour moi, explique l’artiste, une métaphore riche pour la condition humaine», explique Véronika Horlik dont l’exposition se poursuit jusqu’au 3 mars à la GAO (Galerie d’Art d’Outremont).

«Mon travail, par contre, se définit selon 3 axes ou propos. Ces propos sont…

1. les terrains de sylviculture brûlés;

2. un enjeu d’équilibre et de mouvement proposé;

3. un intérêt à forcer une relation entre la peinture (ou l’image) et l’objet.»

«Je travaille dans le reboisement des zones exploitées par l’industrie forestière. Quand le reboisement commence, il n’y a aucune sélection naturelle, et tout pousse. Dans mon œuvre, je voulais montrer cette force naturelle de la vie qui reprend avec des couleurs très vives.»

On retrouve ainsi dans les oeuvres de Véronika Horlik les silhouettes évoquant les arbres coupés, les souches, brulées par accident, inadvertance, ou parfois préméditation.

Torsions, tensions, flexions, contrepoids, élancement et équilibre fragile sont traduites par des courroies, des serre-joints, un plongeoir, des cordages, des écrous et des boulons, comme si la dynamique résistait, contraignait la puissance.

Parlons-nous du poids de l’homme sur son environnement, une autre manière d’évoquer les traces de son passage dans la nature, au travers de la nature avec les dégâts qu’il impose.

La part de l’homme, la part de la nature

D’une certaine manière, Véronika Horlik montre la part de l’homme dans cette reconstruction de la nature. L’installation des œuvres évoque par exemple la mesure des espaces de reboisement : 50 m2 délimités par le cercle que trace une corde d’un rayon de 13 pieds. Ce cercle est peint sur le mur de la GAO, alors que la sculpture en céramique d’un tronc d’arbre évidé montre une ombre de 13 pieds.

Des socles très solides en bois d’œuvre, transformés par l’homme, soutiennent des œuvres aux formes organiques lancées vers le ciel. Une autre évocation de l’arbre solidement enraciné dont les branches dansent de toute leur souplesse dans le vent. Est-ce le souvenir de la vie d’un arbre ou la proposition d’un avenir hypothétique ?

À découvrir à la GAO, 41 avenue Saint-Just, du mardi au vendredi de 13h à 18h, et les samedi et dimanche de 13h à 17h, et ce, jusqu’à ce dimanche 3 mars.

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