La beauté du monde
La vie est remplie de moments à savourer, à nous de les attraper. Pas si facile que ça me direz-vous… Vous avez bien raison.
Je crois que pour s’aider, il faut se trouver des petits trucs. Chez moi, par exemple, je prends le temps, avec ma progéniture, de faire une liste de tout ce qu’on a dans la vie.
Bien entendu les enfants commencent toujours avec leurs possessions matérielles, mais plus la liste avance, plus les possessions du cœur se pointent le bout du nez. Résultat: c’est vrai que la vie est belle! On oublie ce qu’on n’a pas et on se concentre sur ce répertoire de belles découvertes!
Même scénario à l’Action de grâce, un tour de table au souper où chacun fait une pause et exprime sa reconnaissance pour quelque chose en particulier. Ici on passe du «merci de pouvoir écouter Kaboum» au «merci d’avoir un bon papa et une bonne maman», à chacun ses priorités…
Enfin, idée de ne pas perdre la main, on se sert de la Saint-Valentin pour souder nos liens familiaux. Chaque membre de la maisonnée doit donc dire aux autres pourquoi il les aime. Très efficace, même si un peu gênant, pour apprécier la valeur d’une famille.
On assiste ici à des déclarations du genre «Je t’aime… heu… parce que t’es ma sœur», à d’autres plus profondes comme «Je vous aime tellement que je veux rester avec vous toute ma vie…» Avec un peu de recul, je me demande si je devrais me méfier de cette dernière déclaration…
La beauté du monde c’est aussi la chance d’être en contact avec des proches, des amis qui n’ont pas la santé et qui malgré cela, ont un goût de vivre communicatif. Laissez-moi vous raconter une petite anecdote.
Cet été, lors du dixième anniversaire du Kiosque de limonade, mon professeur de mathématique du secondaire, que j’avais perdu de vue, m’a fait le grand plaisir de venir me saluer. Il est arrivé, en direct de la Rive-Sud avec sa femme dans son fauteuil roulant. C’est que Denise en est à son 27e traitement de chimio…
Imaginez ma surprise! Ils étaient là, tous les deux souriants, parmi la horde d’enfants. Je ne pouvais pas le croire! Mon cœur s’est serré en pensant à toutes leurs années d’épreuves, en les voyant là malgré toutes les complications d’un simple déplacement, en réalisant que chaque moment de bonheur en vaut la peine.
J’ai saisi l’occasion de me rappeler que la vie est un cadeau. Merci Denise, merci à vous M. Maheu.
Bien entendu, je ne vous laisserai pas sans une petite recette de mon cru. Je vous offre donc une gâterie qui vous replongera directement dans votre enfance et qui, une fois dégustée, vous permettra de dire: le monde est beau ou plutôt le monde est bon!
POUDING AU CHOCOLAT MAISON
6 verrines
Ingrédients
1/2 tasse de sucre
2 1/2 c. à soupe de fécule de maïs
3 c. à soupe de cacao
1/4 c. à thé de sel
2 tasses de lait
1/3 tasse de crème 35%
3 jaunes d’œuf
2/3 tasse (4 oz) de pépites de chocolat mi-sucré
1 c. à soupe de beurre non salé température pièce
1 c. à thé de vanille
Préparation
Dans une casserole moyenne, tamiser le sucre, la fécule de maïs, le cacao et le sel. Incorporer le lait, la crème et les jaunes d’œufs au fouet. Bien brasser.
Chauffer à feu moyen 8 à 10 minutes en brassant sans arrêt jusqu’à ce que la préparation commence à bouillir et à épaissir.
Retirer du feu. Incorporer les pépites, le beurre et la vanille. Brasser jusqu’à ce que le chocolat soit fondu.
Verser dans un bol. Couvrir la surface d’une pellicule plastique. Laisser reposer 20 minutes sur le comptoir.
Réfrigérer et brasser occasionnellement.
Répartir le pouding dans les verrines quand il est prêt.
Décorer au goût.
Déguster et retour en enfance assuré!