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CHU Sainte-Justine: un don de 1,5 M$ pour le Centre de recherche

Photo: Collaboration spéciale

Les chercheurs du CHU Sainte-Justine pourront accélérer leurs recherches vers la découverte de nouveaux traitements pour les cancers pédiatriques grâce à un don de 1,5 million $ offert par la Fondation Centre de cancérologie Charles-Bruneau.

«Nous sommes heureux d’offrir à ces chercheurs les moyens de leurs ambitions, puisque nous sommes convaincus que l’espoir véritable de guérison passe inévitablement par la recherche.», indique Pierre Bruneau, porte-parole de la Fondation, qui a perdu son fils Charles il y a 28 ans.

«Des avancées formidables ont été faites en recherche sur le cancer à ce jour, affirme  Daniel Sinnett, PhD, chef de l’axe Maladies virales, immunitaires et cancers au Centre de recherche. Il y a 40 ans, seulement 15% des enfants survivaient. Depuis le milieu des années 90, on parvient à sauver 80% d’entre eux.  Maintenant, on a atteint un plafond.»

Depuis les années 70, les médecins spécialisés en cancers pédiatriques travaillent avec les mêmes médicaments, dont plusieurs sont toxiques. Parmi les petits qui survivent, plus du ¾ subissent des séquelles causées par les traitements, qui peuvent apparaître jusqu’à 30 ans après la rémission.

«La recherche en cancer pédiatrique est très peu répandue, explique M. Sinnett. Ça ne concerne qu’un tout petit bassin de la population, ce n’est donc pas un très bon marché pour les compagnies pharmaceutiques.»

Miser sur les forces de l’enfant
L’avenir du traitement des cancers pédiatriques, tel que conçu par le CHU Sainte-Justine, repose sur les forces naturelles de l’enfant, telles que ses gènes et son système immunitaire, pour en faire les moteurs de sa guérison.

«Certains gènes comportent des mutations, qui s’apparentent un peu à une faute de frappe, précise M. Sinnett. Nous avons les outils pour les détecter, mais nous devons maintenant trouver un moyen de modifier ou de contourner cette mutation.»

Actuellement, les chercheurs travaillent afin d’utiliser des molécules qui servent déjà à traiter d’autres maladies, et à les repositionner pour guérir des cancers réfractaires aux traitements. Ce procédé, qui utilise des médicaments déjà approuvés, permet d’éviter un long délai avant le début des essais cliniques.

Cette médecine de précision, qui permettrait de diminuer les séquelles et d’améliorer la qualité de vie, nécessite toutefois des équipements et des expertises ultrasophistiqués, que le don permettra d’acquérir et d’entretenir.

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