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Jeunes marins urbains: du fleuve aux pentes enneigées de RDP-PAT

Jean Coutaller et Yves Plante. Photo: Coralie Hodgson, Métro Média

Se réinventant encore une fois en pandémie, l’organisme pointelier Jeunes marins urbains (JMU) s’est lancé dans un nouveau projet de confection de toboggans.

Dans un atelier que l’organisme occupe depuis l’automne 2020 dans Hochelaga, Yves Plante, président des JMU, présente ses nouvelles créations: une série de toboggans. Alignés en position verticale, certains mesurent jusqu’à 10 pieds et demi.

«Huit enfants» peuvent y entrer, croit Jean Coutaller, un ami et bénévole, qui met aussi mis la main à la pâte au projet.

L’idée de confectionner des toboggans est née alors que l’organisme JMU, qui offre notamment des activités de construction de voile-aviron et de modèles réduits, a vu ses ateliers tomber à l’eau en décembre en raison de la situation sanitaire, raconte Yves Plante.

«Je me suis dit: c’est peut-être le bon timing pour essayer de faire des toboggans, d’utiliser notre expertise.»

Satisfait des résultats préliminaires, le président planifie d’offrir dès l’hiver prochain des ateliers d’un jour où les jeunes pourraient apprendre les diverses étapes de confection, et, à la fin de la journée, repartir avec un toboggan.

Un projet qui diffère certes de la navigation, mais qui rejoint somme toute «l’ADN de l’organisme», soit de «rapprochement social et de créer des liens», souligne M. Plante.

Comment construit-on un toboggan?

Construire un seul toboggan de A à Z peut prendre une trentaine d’heures, explique M. Plante.

Tout d’abord, on fait tremper des lattes de frênes, dont le bois a été fourni par la Ville de Montréal.

On les chauffe ensuite en les insérant dans une machine qui produit de la vapeur très chaude. Un processus qui dure «au moins 2-3 heures».

Les lattes sont chauffées durant deux ou trois heures. / Photo: Coralie Hodgson, Métro Média

Le bois est ensuite plus malléable. On plie dans la forme désirée et le coince sur le gabarit. Une sangle comprime la pièce. On le laisse ainsi environ une journée.

On plie ensuite la pièce dans la forme désirée et on la coince sur le gabarit. / Photo: Coralie Hodgson, Métro Média

Il s’agit d’ailleurs d’une expertise qu’a développée l’organisme: la construction de voile-aviron requière de plier des pièces beaucoup plus épaisses pour la confection des membrures, le squelette des embarcations, explique Yves Plante.

Les lattes sont ensuite placées sur un autre gabarit pour le séchage, une étape qui peut prendre quelques jours.

Le séchage dure quelques jours. / Photo: Coralie Hodgson, Métro Média

Prochaine étape: assembler six lattes en largeur, pour en faire un toboggan. Des petits travers seront posés pour relier les planches, et deux petites lattes qui permettent de mieux enligner la descente, seront également posées sous le toboggan. «C’est moins traditionnel, mais c’est plus efficace», souligne M. Plante.

Finalement, on vernit le toboggan, et le tour est joué.

Dernière étape: le test en piste

Encouragé par le succès des toboggans qu’il a fait tester à des familles dans des parcs montréalais ainsi que par leur esprit rassembleur, M. Plante souhaiterait que la Ville de Montréal utilise les toboggans des JMU pour ses activités de plein air.

L’arrondissement de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles a d’ailleurs fait l’acquisition de quelques toboggans «qui seront disponibles pour la population les 26 février et 5 mars au parc Saint-Jean-Baptiste dans le cadre du prêt de matériel offert par Zone active», indiquent par courriel les communications de l’arrondissement.

La mairesse d’arrondissement, Caroline Bourgeois, qui sera présente le 26 février pour l’activité avec les JMU, indique dans une déclaration écrite être fière d’être le premier arrondissement à offrir ce type d’équipement pour la glissade à Montréal.

«On veut permettre aux familles et aux plus jeunes d’en faire l’expérience et de glisser sur un toboggan d’antan tout en leur faisant découvrir les différentes étapes de fabrication.»

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