L’abbé Raymond s’éteint : « Il laisse un grand vide à Pointe-aux-Trembles. »
« Il avait une personnalité très attachante qui me donnait envie d’aller à l’église, raconte Jean-Guy Drapeau, citoyen de Pointe-aux-Trembles. Beaucoup de gens allaient aux cérémonies juste parce qu’il était là. »
M. Drapeau, qui a connu des moments de révolte contre l’église catholique, assure que c’est grâce au contact qu’il a établi avec l’abbé Raymond qu’il a eu envie de continuer à être fidèle.
« Il m’a redonné de l’espoir. Il était un être humain exceptionnel qui m’a rapproché de l’église, et je lui serai toujours reconnaissant pour ça. »
Atteint d’un cancer des poumons depuis un an, le religieux est décédé à l’âge de 61 ans. Il venait de terminer une série de cinq chimiothérapies reliées à son cancer du poumon et à ses métastases aux os.
« En novembre dernier, pendant une cérémonie il n’a pas pu se retenir de pleurer devant l’assemblée, se souvient M. Drapeau. Il venait d’apprendre la gravité de sa maladie. Nous étions plusieurs à l’accompagner dans sa douleur. Quand j’ai appris qu’il était mort, ça a été un grand coup. C’est comme si j’avais perdu quelqu’un de ma famille. »
Toujours disponible
Lina Chardonnet se souvient de M. Gravel comme étant quelqu’un de disponible.
« Je l’ai rencontré quand mon mari est décédé en 2009, dit-elle. Il m’a réconfortée pendant mon deuil et est toujours resté proche de moi. Il était toujours disponible et à l’écoute de ses fidèles. »
Elle raconte que la dernière fois qu’elle a vu le prêtre, c’était à l’occasion de la cérémonie de Pâques en avril dernier.
« Il était content. Il m’a dit que sa santé allait mieux et qu’il avait espoir qu’il guérisse. Nous aussi, nous avions espoir. »
Mme Chardonnet, résidente de Repentigny, faisait tout le chemin jusqu’à Pointe-aux-Trembles, juste pour assister à ses cérémonies.
« Je me devais d’aller à ses messes. Il était tellement passionné et amoureux de ce qu’il faisait, que ça valait la peine de se déplacer. Il laisse un grand vide dans la communauté. Il ne sera pas facilement oublié », conclut Mme Chardonnet.
En collaboration avec Geneviève Geoffroy et Valérie Houle