Mobilité des aînés
« Ça fait plusieurs années que nous dénonçons l’inefficacité du transport en commun dans l’Est, plus particulièrement dans l’arrondissement de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles, explique Suzanne Décarie, conseillère de ville et membre de la commission sur les transports et les travaux publics. Malheureusement, nous n’avons pas une très grande écoute de la part des dirigeants de la Société de transport de Montréal (STM). »
Une situation que dénoncent aussi des organismes locaux, dont la Table de concertation des aînés de Montréal-Est/Pointe-aux-Trembles.
« Le transport en commun est l’une des choses pour laquelle les aînés se plaignent le plus lors des cafés urbains, explique Ginette Cloutier, secrétaire de l’organisme. Ça fait au moins 18 ans que nous en parlons et ça n’a pas amené beaucoup de changements. »
Toujours aussi difficile pour les aînés
Mme Décarie indique qu’il y a eu des améliorations au cours des dernières années, mais que le transport reste toujours aussi inefficace pour les personnes âgées.
« Nous avons demandé à plusieurs reprises d’avoir une navette or à Pointe-aux-Trembles, mais cela ne semble pas être une option envisageable, dit-elle. Il semblerait que les taxis collectifs pourraient être la solution, alors nous avons des conversations avec la STM à ce sujet. »
Lorsque questionné par rapport à l’implantation de nouvelles navettes or dans le territoire de l’est de Montréal, le département des affaires publiques de la STM a répondu que pour le moment, il n’est pas prévu que des nouvelles navettes soient mises en service.
« Cependant, nous réévaluons plusieurs fois par année notre offre de service afin qu’elle réponde le mieux aux besoins de notre clientèle », explique Amélie Régis, porte-parole de la société.
Des ajustements à faire
La conseillère Décarie dit être consciente qu’il y a encore des ajustements à faire afin d’améliorer la qualité de vie des aînés à Pointe-aux-Trembles.
« À l’arrondissement nous sommes sensibles aux besoins des personnes âgées, mais il faut savoir qu’il y a tout un travail de logistique et de coordination chaque fois qu’il y a une demande qui se fait, explique-t-elle. Pour les traverses, par exemple, nous essayons de les allonger aux endroits où nous savons qu’il y a des aînés, mais nous ne pouvons pas être partout, alors la ligne 311 est là pour que les gens nous le fassent savoir. »
En ce qui concerne les activités destinées aux aînés, la conseillère indique que présentement, le département de communication de l’arrondissement cherche des nouvelles façons de communiquer avec les citoyens.
« Il y a tout plein d’activités organisées par l’arrondissement et par les organismes locaux, mais les aînés ne sont pas toujours au courant que ces activités sont là pour eux, dit-elle. Nous essayons de trouver une meilleure stratégie de communication. Je suis certaine que ça va aider non seulement les personnes âgées, mais tous les résidents du quartier. »