Réparation des piles du pont Le Gardeur
Des fissures et de l’érosion à la base des piles seraient à l’origine de la détérioration de l’état du pont construit en 1938.
« Une inspection sous-marine a décelé ces problèmes en 2008, explique Catherine Morin, conseillère en communication pour le ministère des Transports du Québec (MTQ) Direction de Laval-Mille-Îles. Si ce n’est pas réparé, il pourrait y avoir une diminution de la capacité portante du pont, ce qui pourrait entraîner une fermeture permanente de la structure. »
Pas dangereux
Le MTQ assure qu’il n’est pas dangereux de circuler sur le pont actuellement. « Si ça l’était, le pont serait fermé à la circulation jusqu’à tant qu’il redevienne sécuritaire », explique Mme Morin.
Le coût du projet est estimé de 22 à 25 M$. Pour accéder aux piles du pont, le promoteur devra effectuer des travaux d’aménagement des chemins d’accès à la rivière à partir de l’île de Montréal, de Repentigny et de l’île Bourdon, en plus d’aménager des jetées en enrochement ou des ponts temporaires sur pieux.
Des travaux de défrichage et de débroussaillage seront nécessaires pour aménager les aires de travail, d’entreposage et l’installation des bâtiments de chantier.
Selon Mme Morin, la fermeture complète du pont ne serait pas nécessaire pour effectuer les réparations. « Si jamais nous devons fermer le pont au complet, ce qui n’est pas prévu jusqu’à maintenant, la fermeture aurait lieu pendant la nuit, jamais pendant les heures de pointe. »
Les infrastructures du côté de l’arrondissement
Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles (RDP-PAT) n’est peut-être pas le meilleur exemple en ce qui concerne l’état des infrastructures, mais la situation s’est améliorée depuis 2013 où le pont d’étagement qui enjambe l’autoroute 40 à la hauteur du boulevard Henri-Bourassa figurait au cinquième rang de la liste noire des structures endommagées de la Ville.
La Ville a investi 2 M$ pour la réfection de ce viaduc qui était jugé critique depuis plusieurs années.
Déjà en 2010, un rapport d’inspection faisait état d’importantes détériorations du tablier, de la chaussée inégale qui rendait la conduite dangereuse et d’un grand nombre de fissures sur les murs de soutènement.
Les travaux sur cette structure sont maintenant terminés, mais l’état des rues ne satisfait toujours pas la mairesse Chantal Rouleau. Elle promet de s’attaquer à la réfection des artères de l’arrondissement.
« On souhaite que ça se fasse avant. Nous avons entamé des discussions parce qu’il n’y avait aucune somme prévue pour cela », raconte Mme Rouleau.
Deux autres infrastructures de l’arrondissement sont jugées médiocres. Il s’agit du pont ferroviaire qui enjambe l’avenue Armand-Chaput au sud du boulevard Armand-Bombardier et du ponceau du boulevard Maurice-Duplessis qui enjambe le ruisseau De Montigny.
L’édile estime d’ailleurs que des portions de ce boulevard qui « ressemble à une piste de chevreuils » devront être refaites.
Mme Rouleau s’est aussi engagée à suivre de près le dossier de la rue Sherbrooke à Pointe-aux-Trembles afin d’en faire la plus belle porte d’entrée de la métropole.
« Ce ne sera plus une route de campagne. Nous allons en faire une rue domiciliaire et commerciale, mais avec des commerces de proximité utile pour que les citoyens n’aient plus besoin de traverser le pont pour aller acheter une pinte de lait », assure la mairesse.
Elle souligne qu’il s’agit d’un projet à long terme qui se réalisera par petits bouts qui nécessiteront des investissements de 10 000 à 15 000 $ chacun. Un plan de réaménagement avait été conçu une quinzaine d’années auparavant. Il est maintenant dépassé selon Mme Rouleau.
Elle conclut en expliquant que plusieurs autres travaux sont prévus pour l’arrondissement, notamment sur le boulevard Saint-Jean-Baptiste, entre les rues Victoria et Forsyth.
Avec la collaboration de Simon Bousquet