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Des jeunes qu’il faut raccrocher

Le concept de décrochage scolaire a été remplacé par la persévérance scolaire. Mais qu’en est-il de ceux qui ont déjà décroché et qui n’ont pas de diplôme? « Le programme IDEO 16/17 s’adresse à ces jeunes, un groupe qui tombe dans la craque », déplore Julie Brien du Carrefour jeunesse emploi (CJE).

Le programme Innovation, développement, exploration et orientation (IDEO) s’adresse aux jeunes de 16 à 17 ans. « C’est un programme de mise en mouvement. On accompagne des jeunes qui sont démotivés. On les amène à chercher une passion », explique l’intervenante du programme, Amélie Veilleux.

Pour rejoindre les jeunes, les intervenantes misent sur une intervention plus personnaliser et plus concrète. « La majorité des jeunes ne veulent rien savoir de l’école. Il faut leur présenter quelque chose de concret. Ce n’est pas juste d’aller à l’école pour aller à l’école », ajoute Mme Veilleux.

Les participants d’IDEO rencontrent donc l’intervenante d’une à deux fois par semaine, en fonction des besoins. Le programme peut prendre la forme de stage d’observation, d’élève d’un jour, de recherche sur Internet ou de plateau de travail. Ces derniers sont en fait des stages rémunérés en milieu de travail pour expérimenter des types d’emploi.

Les jeunes sont orientés vers des métiers semi-spécialisés qui ne demandent pas un haut niveau d’étude. « On essaie de leur trouver des objectifs réalistes. S’ils ont une sixième année, on ne leur suggérera pas de devenir vétérinaire, mais peut-être technicien », expose Mme Veilleux.

Malgré tout, une importance est accordée aux champs d’intérêts des jeunes. « Si un jeune aime les animaux, on va essayer de lui trouver un stage dans une garderie de chien par exemple. S’ils aiment les jeux vidéo, on peut les orienter pour être testeur de jeux vidéo », raconte l’intervenante, qui estime qu’un jeune qui n’est pas intéressé par le domaine dans lequel il travaille a peu de chance de réussir.

Une dizaine de jeunes participent simultanément au programme. Ils ont parfois été recommandés par les écoles, le Centre de santé et de services sociaux (CSSS) ou ce sont des jeunes qui utilisent les services du CJE. « Avant nous étions dans les écoles et c’était plus facile pour nous de rejoindre les jeunes », admet Mme Brien.

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