Extorsion et détresse
L’homme de 38 ans avait des problèmes de consommation selon les informations des agents. Durant la nuit, n’étant pas capable de trouver le sommeil, il tournait en rond dans la maison familiale. Il aurait demandé 10 $ à sa mère afin de se procurer des cigarettes. Celle-ci a refusé en lui disant qu’elle savait qu’il utiliserait cet argent pour se payer de la drogue.
L’homme est alors devenu agressif et a commencé à crier. Il a menacé de tout casser si elle ne lui fournissait pas le montant exigé.
La dame lui a dit qu’elle allait téléphoner au 911. L’individu a alors quitté la maison pendant que sa mère appelait les policiers. En se rendant sur les lieux, les agents ont tenté de localiser le suspect. Ils ont rencontré la plaignante, qui leur a dit qu’il n’était plus là. Ils ont ratissé les alentours de la demeure, mais ne l’ont pas trouvé.
La mère a éprouvé quelques étourdissements à l’arrivée des patrouilleurs, ces derniers ont téléphoné à Urgences-santé.
Pendant qu’une des agentes attendait les ambulanciers à l’extérieur, elle a aperçu un homme à vélo dont la description correspondait à celle du suspect. Elle l’a interpellé par son nom et il a répondu. En allant à sa rencontre, l’homme a pris la fuite et s’est réfugié dans la maison pour ensuite s’enfermer dans sa chambre.
Il refusait de sortir et a menacé les policiers en leur disant que s’ils ne partaient pas, il irait chercher son « morceau », terme qui désigne une arme à feu. Les agents sont sortis en amenant la dame avec eux. L’homme a fini par sortir de la maison, toutefois il n’obtempérait pas aux ordres des patrouilleurs qui lui demandaient de montrer ses mains. Il est alors entré de nouveau dans la maison et, cette fois, à fermer toutes les lumières et la porte d’entrée.
Vers 5 h 49, il est ressorti sur le balcon, mais cette fois, un agent caché a réussi à lui passer les menottes. L’homme a été conduit au centre opérationnel et fait face à des accusations pour extorsion.
Les policiers rappellent qu’il est important de demander de l’aide lorsqu’on connaît quelqu’un aux prises dans ce genre de situation.