Pour en finir avec les suspensions « vacances »
« Il y avait un besoin dans l’Est. On a remarqué que beaucoup d’élèves de la CSEM habitent dans Rivière-des-Prairies alors nous voulions offrir ce service. Le Don Bosco Youth Centre était l’endroit pour le faire. C’est un organisme enraciné dans la communauté qui peut amener les jeunes à découvrir d’autres activités », fait savoir le directeur national du programme pour le Québec, George Kalimeris.
L’initiative vise actuellement les écoles secondaires anglophones Lester B.Pearson (Montréal-Nord), Laurier Macdonald (Saint-Léonard), John Paul I (Saint-Léonard), Rosemount (Rosemont) et Perspectives I (Saint-Michel).
Ce programme, instauré en 1999, est aujourd’hui offert dans 10 points de service à travers la métropole. Et depuis septembre dernier, 36 jeunes de la CSEM ont pu bénéficier d’Alternative suspension
« Le but c’est de montrer au jeune que la suspension n’est pas un moyen pour l’école de se débarrasser de lui. Au contraire, avec ce programme, on veut le prendre en charge et lui offrir des outils », fait valoir la coordonnatrice du programme à Montréal, Lauelia Rolland-Fortin.
Elle explique que le programme accueille les élèves qui ont été suspendus au moins trois jours pour permettre à l’intervenant de travailler avec lui afin de faire un suivi.
« Les matins sont réservés pour les travaux scolaires, pour que le jeune ne soit pas retardé dans son cheminent. Avant que le jeune arrive au centre, l’école communique avec nous et fournit le matériel académique. En après-midi, c’est une période de travail en groupe, on va amener le jeune à réfléchir et discuter autour d’un thème, par exemple l’autorité ou l’intimidation », souligne Mme Rolland-Fortin.
Pour les élèves anglophones
Bien que le Don Bosco Youth Centre soit un lieu de rencontre bilingue, l’Alternative suspension sera destinée exclusivement aux élèves anglophones.
« [À Rivière-des-Prairies] Le programme est déjà offert au Carrefour jeunesse-emploi aux élèves de la commission scolaire de la Pointe-de-l’Île. Nous avons essayé d’avoir des points de service bilingues et nous nous sommes rendus compte que pour l’activité en groupe de l’après-midi, il était préférable de pouvoir offrir au jeune l’atelier dans sa langue d’apprentissage pour qu’il puisse bien mener sa réflexion et être à l’aise de s’exprimer », informe la coordonnatrice.
Le directeur de la CSEM, Robert Stocker, est d’avis que le programme sera bénéfique pour les jeunes qui y adhèreront. Il croit que cela contribuera à sa responsabilisation.
« Au lieu de rester à la maison, ils auront quelqu’un pour les accompagner dans leurs devoirs et qui verra avec eux comment se réajuster », dit-il.