Un titre canadien pour Di Giovanni
Emma-Lee Di Giovanni a réalisé tout un exploit dans le cadre des Championnats nationaux canadiens de taekwondo 2013, qui se sont déroulés du 9 au 13 janvier, à Vancouver. La Prairivoise a remporté le titre de championne nationale dans la catégorie fly weight.
Ceinture noire depuis moins d’un mois, l’athlète de 13 ans devait rivaliser avec des adversaires plus âgées – elle se battait dans la catégorie A réservée aux sportives de 14 à 17 ans –, mais aussi plus expérimentées. Lors de la compétition, Emma-Lee a affronté à deux reprises la championne du Pan Am Open Taekwondo Championships, Estasia Cai.
« J’étais plus nerveuse, car à ce niveau c’est plus important. C’est un autre système de combat, où on a droit aux coups à la tête et tu peux obtenir ta place aux Mondiaux.
« J’avais une bonne pression, car les filles étaient plus grandes. C’était un peu intimidant, mais je savais pourquoi j’étais là. […] Je suis encore plus contente de ma victoire, car je l’ai eue en battant la championne. Je suis devenue la fille à battre », indique Emma-Lee.
Malgré la situation, l’adolescente a été catégorique dans toutes ses victoires, dont des résultats de 17 à 5 et 17 à 3 contre Mme Cai.
Extrêmement fière de ses performances, l’élève de l’école secondaire John Paul affirme ne pas être la seule responsable de ses victoires. « Cette médaille d’or n’est pas le résultat de mes efforts seulement. Je suis rendue là maintenant grâce au monde autour de moi. Sans mes parents, ma grand-mère et mes maîtres de l’école de taekwondo Chong Lee, je ne serais pas capable de réussir. Ils me donnent confiance en moi. C’est aussi leur médaille », confie-t-elle.
Une histoire de famille
L’école de taekwondo Chong Lee est bien plus qu’un endroit pour apprendre le taekwondo pour la famille Di Giovanni. Le père d’Emma-Lee, Alfonso, s’est entraîné au même endroit et entretient des liens très forts avec son ancien maître, Chong Lee.
« Après la naissance de ma fille, que nous avions nommée Emma, mon mari m’a demandé d’ajouter Lee à la fin de son prénom, en l’honneur de son ancien maître de taekwondo », raconte Silvana Silvestrin, la mère d’Emma-Lee.
D’ailleurs, l’école est devenue une deuxième maison pour la sportive. Elle s’y présente six jours par semaine. Elle irait aussi le dimanche si l’établissement n’était pas fermé, souligne sa mère.
En route pour les Mondiaux
Sa victoire aux championnats canadiens donne une chance à l’athlète de participer aux championnats du monde. Toutefois, elle devra participer à deux autres compétitions avant de pouvoir s’y inscrire.
« Taekwondo Canada m’a laissé combattre dans cette catégorie (A 14 à 17 ans), même si j’ai 13 ans. Aux mondiaux, je vais aller dans les cadettes (12 à 14 ans). Je dois alors gagner deux autres compétitions avant de pouvoir me tailler une place au championnat mondial », explique-t-elle.
La première étape vers ce rendez-vous international est le US Open, qui se déroulera à Las Vegas, du 19 au 23 février. Un événement qui n’effraie aucunement l’adolescente. « Si je continue à m’entraîner et à travailler fort, je suis capable de réussir », soutient-elle.