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Une clé pour un gars bien spécial!

Jim Orrell
Jim Orrell est le premier citoyen honorifique de Montréal-Est. La clé de la Ville lui a été remise. Après quelques essais, il en conclut qu’elle « n’ouvre rien, même pas l’hôtel de ville ». Photo: Patrick Deschamps

La Ville de Montréal-Est n’a qu’une seule clé et c’est Jim Orrell qui la possède. Elle lui a été remise pour souligner son apport et son dévouement « inestimables » envers les citoyens et pour « avoir été l’ambassadeur aimé et apprécié de tous ».

« Quand je regarde cette clé, je vois des centaines de noms de bénévole gravés dessus. C’est ce que ça représente pour moi », explique le premier citoyen d’honneur de Montréal-Est. Fidèle à son habitude, dans son discours de remerciement, M. Orrell a énuméré les nombreuses personnes qui, selon lui, méritent également ce prix.

M. Orrell ne s’attendait pas à recevoir un tel honneur lorsqu’il s’est présenté, le 9 février, à la cérémonie soulignant le 40e anniversaire du Tournoi national bantam de Montréal-Est. Mais l’occasion était tout indiquée puisque le tournoi n’existerait pas « si ce n’était de la persévérance, du travail acharné et de la ruse de M. Orrell », a souligné le maire, Robert Coutu.

Rappelons que c’est M. Orrell qui, à titre de responsable des loisirs à la Ville, avait mis sur pied ce tournoi de hockey, en 1973. Un événement qui a connu un départ laborieux, mais qui « démontra à tous les nombreux avantages, tant dans la ville qu’à l’extérieur, à organiser un événement aussi couru », a racontée le bourgmestre.

Si dans le cadre de ses fonctions à la Ville, M. Orrell a fondé le hockey mineur de Montréal-Est et qu’il a aidé à développer le baseball et le football, son engagement ne s’est pas arrêté là puisque, depuis la fin des années 90, M. Orrell s’est recyclé en bénévole dévoué, notamment en enseignant le football et en prenant part à l’organisation des Jeux du Québec.

Jim et la reine – Dernièrement, M. Orrell croule sous les honneurs. En plus de la clé de Montréal-Est, il a été intronisé au temple de la renommée par la Commission sports et loisirs de l’est de l’île de Montréal, en 2011. Plus récemment, il a aussi reçu la Médaille du jubilé de diamant de la reine Élizabeth II des mains de la députée Ève Péclet. Une décoration particulièrement importante pour l’homme qui cultive plusieurs liens avec la reine.

Pour M. Orrell, la reine est une présence rassurante. Né à Londres, en pleine Deuxième Guerre mondiale, M. Orrell a connu la terreur nocturne des bombardements allemands qui mettaient à feu la capitale anglaise. Comme ses compatriotes, il a trouvé refuge dans l’Underground, le métro anglais, mais « chaque soir, la princesse Élizabeth parlait aux enfants pour leur dire comment allait la guerre et pour nous rassurer », se souvient-il.

Un autre souvenir qu’a M. Orrell de la reine remonte à 1952, lors de sa visite à Montréal. La princesse avait alors défilé sur la rue Notre-Dame. « Nous avions vidé l’école pour que les jeunes la voient passée. »

Enfin, recevoir une médaille de la reine, dans la famille Orrell, c’est presque devenu une tradition puisque son père en avait aussi reçu une.

Cet honneur a été remis à M. Orrell, notamment, pour son engagement à la Chambre de commerce de la Pointe-de-l’Île et son travail de chroniqueur bénévole dans l’Avenir de l’Est, depuis près de 50 ans. « J’y crois tellement au bénévolat! Il faut faire des choses avant de quitter la planète », conclut-il.

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