Rosemont
15:57 27 novembre 2020 | mise à jour le: 1 décembre 2020 à 12:39 temps de lecture: 3 minutes

La Pélicantine, cantine solidaire et lieu d’échange

La Pélicantine, cantine solidaire et lieu d’échange
Photo: Zoé Magalhaès / Métro MédiaAu centre, Jean-Bernard Boudreault, bénévole à la Pélicantine

Créée lors de la première vague de la pandémie de Covid-19, la Pélicantine est toujours présente pour offrir des repas aux personnes dans le besoin. Récemment installée dans le chalet du parc du Pélican, elle est aussi un lieu d’échange.

En avril dernier, l’organisme Pact de rue, qui œuvre auprès des personnes en situation d’itinérance, fait un triste constat. De nombreux lieux de dépannage alimentaire sont fermés, rendant encore plus vulnérables ces hommes et femmes.

Grâce à la Cantine mobile du YMCA du Centre-Ville et au travail d’une vingtaine de bénévoles, Pact de rue met sur pied un service quotidien de distribution de repas au parc du Pélican.

Depuis le mois de septembre, le projet s’est transformé. C’est maintenant l’organisme local Bouffe-Action de Rosemont qui fournit les repas. La gestion du projet est partagée entre Accès Bénévolat, la CDC de Rosemont, Projet collectif en inclusion à Montréal (PCEIM), ainsi que plusieurs citoyens bénévoles.

«C’est vraiment un projet qui est né d’un élan d’entraide dans le quartier. Plusieurs bénévoles sont là depuis le début et continuent de s’impliquer», explique Virginie Frobert, agente de projet en sécurité alimentaire à la CDC de Rosemont.

La Pélicantine, qui bénéficie d’une entente avec l’arrondissement de Rosemont-La Petite-Patrie, s’est installée pour l’hiver au chalet du parc du Pélican où elle poursuit sa mission.

Les personnes qui le souhaitent peuvent venir se procurer un repas, du café et du matériel sanitaire du lundi au vendredi, de 12h30 à 13h30. Elles peuvent aussi rester à l’intérieur du chalet pour manger, se réchauffer et socialiser.

Solidarité et confiance

«Ce sont très souvent les mêmes bénévoles qui sont sur place et le but est de créer une relation de confiance avec les gens qui se présentent. On vient chercher un repas, mais on peut aussi discuter, échanger et créer du lien ici», explique Mme Frobert.

Jean-Bernard Boudreault est bénévole depuis plusieurs mois à la Pélicantine. Pour lui qui a connu l’itinérance pendant plus d’un an, cet engagement est fort de sens.

«J’avais envie de donner au suivant, de rendre à la communauté. Quand on est dans la rue, on se sent invisible et ici on prend le temps d’échanger, de se raconter des anecdotes pour mieux se connaître», raconte-t-il.

Grâce à son implication, il espère faire la différence pour les personnes qui connaissent une grande précarité.

«Je suis content de donner de mon temps pour cette cause, de revoir les mêmes personnes et de voir que des nouveaux viennent aussi. Je viens ici deux fois par semaine et c’est aussi l’occasion pour moi de socialiser malgré la pandémie», ajoute-t-il.

Chaque semaine, 175 lunchs sont distribués au chalet du parc Pélican et lors de quatre trajets dans le quartier alentours.

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