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Une autre grève possible à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont

Photo: Josie Desmarais, Métro

Se disant «très préoccupé» par la situation, le président du Syndicat des professionnelles en soins de l’Est-de-l’Île-de-Montréal, Denis Cloutier, ne sait pas si les infirmières de l’urgence de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont travailleront ce soir. Il confirme que la moitié d’entre elles manquent à l’appel.

Les infirmières ont eu un premier gain aujourd’hui, alors que la cheffe d’unité qu’elles visaient sera réaffectée. Mais si le président syndical assure que «c’était quand même important que la cheffe soit tassée, le climat était trop toxique», il précise que c’est «loin d’être l’enjeu le plus préoccupant».

Le syndicat cherche en effet surtout à répondre aux problèmes que représentent le temps supplémentaire obligatoire (TSO) et les ratios entre employés et patients, qui sont «beaucoup trop bas», selon le président.

Vincent Marissal, député solidaire dans Rosemont, n’est pas surpris de la situation observée au cours des 36 dernières heures. «C’était écrit dans le ciel», soutient-il, en évoquant les problèmes de TSO et de manque de personnel ainsi que l’état même de l’hôpital.

Le ministre de la Santé, Christian Dubé, a réaffirmé lors d’un point de presse aujourd’hui vouloir éliminer le TSO. Le ministre affirme qu’il est déjà presque éliminé dans certaines régions, comme à Laval, et se demande pourquoi ce n’est pas possible à Maisonneuve-Rosemont.

Nicolas Monet, Métro

«Est-ce que c’est une question de gestion? Une question syndicale?» Pour tenter de répondre à ces questions, M. Dubé a invité un intervenant externe afin d’entendre les deux parties et déterminer quelles sont les sources des tensions.

Une solution qui manque la cible, selon Vincent Marissal. «M. Dubé, il a toujours des solutions de comptable et de gestionnaire», commente-t-il, affirmant qu’il faut plutôt régler le problème de fond qu’est le manque de personnel pour éviter d’avoir «le même problème la semaine prochaine».

Le député de QS estime que le TSO n’est pas tout le problème et qu’il faut aussi trouver des solutions au manque de personnel. Il soutient cependant qu’il n’y a «jamais eu autant d’infirmières au Québec qu’en ce moment» et que le problème vient plutôt de la distribution de celles-ci dans les hôpitaux et du fait que trop d’infirmières iraient vers le privé. Une situation compréhensible pour M. Marissal étant donné que «cet hôpital-là tient avec de la broche, il est inadéquat, il est dangereux, il n’est pas attractif pour le personnel».

Lors de sa visite à l’hôpital aujourd’hui, le ministre Christian Dubé a quant à lui affirmé que le PDG du CIUSSS avait «très, très bien réagi» face à la situation, estimant que ce dernier est «vraiment celui qui va régler ça avec ses équipes».

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